Comment ouvrir un compte professionnel ?
Dernière mise à jour : 29.09.2026
Ouvrir un compte professionnel permet à une société ou à un indépendant de séparer les transactions de l’entreprise de ses finances personnelles. Pour un micro-entrepreneur comme pour un dirigeant de PME, un compte dédié facilite la gestion comptable et améliore la crédibilité de votre activité.
Dans cet article, découvrez comment ouvrir un compte professionnel : quand la loi l’impose en France, les étapes à suivre, les documents à fournir, les critères pour choisir un prestataire et la manière de commencer à utiliser votre compte.
TABLE DES MATIÈRES
- Qu’est-ce qu’un compte professionnel et comment fonctionne-t-il ?
- Ouvrir un compte professionnel est-il obligatoire en France ?
- Comment ouvrir un compte professionnel étape par étape ?
- Quelles sont les conditions pour ouvrir un compte professionnel ?
- Que faire si une banque refuse d’ouvrir votre compte professionnel ?
- Comment choisir le bon compte professionnel ?
- Comment gérer votre compte professionnel après son ouverture ?
- Comment ouvrir et utiliser un compte professionnel myPOS ?
- Conclusion
Qu’est-ce qu’un compte professionnel et comment fonctionne-t-il ?
Un compte professionnel est un compte que vous utilisez pour recevoir et effectuer les paiements liés à votre activité. Contrairement à un compte professionnel personnel, il permet de gérer uniquement les transactions liées à l’activité professionnelle. Les comptes pros servent d’abord à séparer les finances personnelles des finances de l’entreprise, ce qui simplifie la gestion et la comptabilité.
Un compte professionnel fonctionne de manière similaire à un compte courant classique, mais avec des fonctionnalités adaptées aux besoins des entreprises. Un compte professionnel professionnel permet de gérer les entrées et sorties d’argent liées à l’activité de l’entreprise. Vous pouvez ainsi suivre votre chiffre d’affaires, gérer vos dépenses et avoir une vue d’ensemble de votre trésorerie.
Les comptes pro offrent divers moyens de paiement. On retrouve les cartes bancaires, les virements et les prélèvements automatiques, selon le prestataire. Ces moyens de paiement servent à régler les fournisseurs et à recevoir les paiements des clients.
Les banques proposent également souvent des services supplémentaires aux professionnels, comme les assurances, les crédits et des outils de gestion financière. Ces services varient d’une offre à l’autre, donc ne partez pas du principe que chaque compte professionnel inclut les mêmes prestations.
Enfin, les comptes professionnels permettent de centraliser les documents et justificatifs nécessaires pour la comptabilité et les obligations fiscales, comme les relevés de compte et l’historique des opérations.
Il existe deux grandes familles de comptes professionnels : le compte professionnel professionnel, ouvert auprès d’une banque, et le compte de paiement ou de monnaie électronique, proposé par un autre prestataire agréé. Dans les deux cas, vous obtenez un IBAN pour recevoir et envoyer des virements, mais les services (le chéquier, le crédit ou le dépôt d’argent liquide) et les garanties ne sont pas forcément identiques.
Pour un commerçant, seul un compte auprès d’un établissement de crédit satisfait à l’obligation légale, et un compte de paiement vient en complément.
Ouvrir un compte professionnel est-il obligatoire en France ?
Selon le type d’entreprise et le statut juridique, les obligations varient. Voici une analyse des cas où ouvrir un compte professionnel est obligatoire et des situations où cela est seulement recommandé, car l’obligation légale ne vise pas toujours un « compte professionnel » au sens commercial du terme.
Il faut en effet distinguer deux notions. Le compte professionnel professionnel est une offre commerciale des banques, souvent facturée plus cher qu’un compte de particulier. Le compte dédié à l’activité, lui, est distinct de vos comptes personnels, quel qu’il soit.
La loi impose parfois le second, rarement le premier.
Les sociétés
Pour les sociétés telles que la SARL, l’EURL, la SAS, la SASU ou la SA, ouvrir un compte professionnel est obligatoire. Toute société dotée d’un capital social doit en effet disposer d’un compte professionnel. Ce compte sert au dépôt du capital social lors de la création de l’entreprise.
En contrepartie de ce dépôt, la banque ou le notaire délivre une attestation de dépôt des fonds, que vous joignez au dossier d’immatriculation. Sans ce document, les formalités d’immatriculation ne peuvent pas aboutir.
Une fois la société créée, ce compte sert à séparer les transactions de l’entreprise de celles des associés et des dirigeants. Les règles précises varient toutefois selon la forme juridique, donc vérifiez celles qui s’appliquent à votre structure.
Les micro-entrepreneurs et les entrepreneurs individuels
Pour les micro-entrepreneurs et les entrepreneurs individuels, les obligations sont différentes et souvent moins strictes. Elles concernent pourtant beaucoup de monde, puisque 1 165 800 entreprises ont été créées en France en 2025, dont 65 % par des micro-entrepreneurs.
Un micro-entrepreneur doit ouvrir un compte dédié à son activité professionnelle dès que son chiffre d’affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives, selon l’article L. 613-10 du code de la sécurité sociale. En dessous de ce seuil, un compte dédié n’est généralement pas obligatoire.
Ce compte peut être un compte courant classique, mais il doit être distinct de votre compte personnel. Rien ne vous oblige à souscrire l’offre « compte professionnel » d’une banque.
Attention toutefois si votre activité est commerciale. Tout commerçant est tenu de se faire ouvrir un compte dans un établissement de crédit, que le seuil de 10 000 € soit dépassé ou non.
Depuis 2022, l’entrepreneur individuel exerce sous une dénomination qui reprend son nom, précédé ou suivi des mots « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI ». Chaque compte professionnel dédié à son activité doit contenir cette dénomination dans son intitulé.
Même lorsque ce n’est pas obligatoire, il est fortement conseillé aux entrepreneurs individuels d’ouvrir un compte séparé pour leurs activités professionnelles, afin de faciliter la gestion de leur comptabilité et de leurs obligations fiscales. Cette séparation permet également de mieux suivre les flux financiers de l’entreprise et de justifier plus facilement votre chiffre d’affaires annuel en cas de contrôle.
Comment ouvrir un compte professionnel étape par étape ?
Ouvrir un compte professionnel est une étape fondamentale pour structurer les finances de votre entreprise et accéder à des services bancaires adaptés.
Étape 1 : déterminer le type de compte dont vous avez besoin
Commencez par identifier votre situation. Posez-vous quatre questions :
- Quelle est la forme juridique de votre entreprise ?
- Un compte dédié est-il légalement obligatoire dans votre cas ?
- Ouvrez-vous le compte avant ou après l’immatriculation ?
- Devez-vous déposer un capital social ?
Listez ensuite les services dont vous avez réellement besoin, comme l’encaissement par carte, les virements internationaux ou le dépôt d’argent liquide. Cette liste vous dira si un compte professionnel classique s’impose ou si un compte de paiement suffit à votre activité.
Étape 2 : comparer les prestataires de comptes professionnels
Commencez par comparer les offres des différentes banques en ligne et traditionnelles, ainsi que celles des établissements de paiement ou de monnaie électronique. Prenez en compte le prix et les frais, les services proposés et les conditions d’ouverture, car le choix de l’établissement bancaire ne se résume pas au prix.
Examinez les critères suivants :
- Les frais mensuels et les frais par opération.
- Les virements et les prélèvements inclus.
- Les cartes professionnelles proposées.
- La gestion de l’argent liquide et des chèques, si votre activité en a besoin.
- Les paiements internationaux et les devises acceptées.
- Les outils d’encaissement, comme un terminal de paiement ou le paiement en ligne.
- Les intégrations avec votre logiciel de comptabilité.
- La qualité du service client.
N’oubliez pas d’observer les conditions d’ouverture propres à chaque établissement. Un compte peu cher qui ne vous permet ni d’encaisser vos clients ni de déposer des chèques vous coûtera finalement plus cher en solutions annexes.
Étape 3 : préparer les documents nécessaires
Généralement, vous aurez besoin de fournir une pièce d’identité, un justificatif de domicile et les statuts de l’entreprise.
Dans le détail, les prestataires demandent le plus souvent les documents suivants :
- Un justificatif d’identité du dirigeant, du gérant ou du représentant légal.
- Un justificatif de domiciliation de l’entreprise, par exemple une facture, un avis d’imposition, un titre de propriété, un bail commercial ou un contrat de domiciliation.
- Les statuts de la société, en projet si elle est en cours de création, ou signés si elle existe déjà.
- L’adresse du siège social.
- Le numéro SIREN ou SIRET, s’il a déjà été attribué.
- Les informations sur les bénéficiaires effectifs, c’est-à-dire les personnes qui détiennent ou contrôlent la société.
Certains établissements peuvent également demander des documents supplémentaires comme le chiffre d’affaires prévisionnel, selon la forme juridique et l’activité. Un relevé d’identité bancaire existant n’est en revanche pas une pièce systématique.
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Étape 4 : soumettre la demande
Vous pouvez souvent faire une demande en ligne sur le site du prestataire, ou en agence selon l’établissement. Remplissez le formulaire en fournissant des informations détaillées sur votre entreprise, telles que son nom, son adresse, son numéro SIRET, son activité et sa forme juridique, et, si on vous le demande, l’usage prévu du compte ou le volume de transactions attendu.
Téléchargez ensuite les justificatifs demandés. Vérifiez que chaque information saisie correspond exactement aux registres officiels, car un écart par rapport à vos statuts ou à votre extrait d’immatriculation retarde la validation.
Étape 5 : passer la vérification d’identité et de l’entreprise
Avant d’entrer en relation avec vous, tout établissement doit identifier son client et, le cas échéant, le bénéficiaire effectif, puis vérifier ces éléments au moyen d’un document probant. Cette vérification peut inclure un entretien en vidéo ou l’envoi de photos de vos documents d’identité.
L’établissement examine ensuite votre dossier, contrôle les informations de la société et l’identité des bénéficiaires effectifs, puis vous informe de la validation de l’ouverture du compte. Il peut vous poser des questions complémentaires sur votre activité ou l’origine des fonds, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Cette étape garantit la sécurité de votre compte et la conformité aux régulations bancaires.
Le délai de validation varie selon le prestataire et le profil de votre entreprise, donc ne comptez pas sur une date d’ouverture ferme avant la fin de ces contrôles.
Étape 6 : déposer le capital social si nécessaire
Cette étape concerne uniquement les sociétés dotées d’un capital social. Un micro-entrepreneur ou un entrepreneur individuel n’a pas de capital à déposer, donc il passe directement à l’étape suivante.
Si vous créez une société, déposez le capital auprès d’une banque ou d’un notaire, qui vous remet l’attestation de dépôt des fonds. Vous joignez cette attestation à votre demande d’immatriculation. Une fois la société immatriculée, transmettez le justificatif d’immatriculation au dépositaire afin de débloquer les fonds et de finaliser l’ouverture du compte.
Étape 7 : activer le compte et les outils de paiement
Une fois votre compte validé, l’établissement vous envoie les moyens de paiement nécessaires, tels qu’une carte bancaire professionnelle et, le cas échéant, un chéquier. Activez ces moyens de paiement selon les instructions fournies pour commencer à les utiliser, puis configurez l’accès en ligne ou l’application mobile.
Paramétrez ensuite les virements et les prélèvements dont vous avez besoin, ajoutez les accès de vos salariés si nécessaire, et réglez les notifications et les options de sécurité. Vous pouvez enfin connecter votre compte à vos outils de comptabilité ou de gestion.
Quelles sont les conditions pour ouvrir un compte professionnel ?
Ouvrir un compte professionnel implique de respecter plusieurs conditions, indispensables pour garantir la conformité et la sécurité des opérations.
Voici les principales exigences à satisfaire :
- Une activité professionnelle réelle et légale, conforme aux régulations en vigueur en France.
- Un statut juridique reconnu, tel que micro-entrepreneur, société à responsabilité limitée (SARL), société anonyme (SA) ou entreprise individuelle.
- Les justificatifs d’identité des dirigeants, des propriétaires ou des représentants autorisés.
- Les informations d’immatriculation et l’adresse de l’entreprise.
- La déclaration des bénéficiaires effectifs, lorsque la forme juridique l’exige.
- Le respect des critères d’éligibilité du prestataire et de sa liste d’activités exclues.
- Un dépôt initial minimum, que certains établissements demandent pour ouvrir le compte.
Les activités réglementées, à risque élevé ou tournées vers l’international font l’objet de contrôles supplémentaires. Remplir ces conditions vous permettra de gérer les finances de votre entreprise de manière structurée et conforme aux réglementations en France, en Europe ou à l’international.
Que faire si une banque refuse d’ouvrir votre compte professionnel ?
Une banque a le droit de refuser l’ouverture d’un compte professionnel, et elle n’a pas à motiver sa décision. Vous n’êtes pas pour autant sans solution.
Demandez d’abord une attestation de refus. La banque doit vous la fournir dans un délai de 15 jours, et son silence pendant ce délai vaut refus. Avec cette attestation, vous pouvez faire valoir votre droit au compte.
Cette procédure est ouverte aux personnes morales domiciliées en France et aux entrepreneurs individuels qui y résident, s’ils n’ont pas déjà un compte de dépôt pour l’activité. Vous déposez votre dossier auprès de la Banque de France, qui désigne dans un délai d’un jour ouvré une banque tenue d’ouvrir le compte. L’établissement désigné doit ensuite l’ouvrir dans les trois jours ouvrés qui suivent la réception de vos justificatifs.
Le compte obtenu donne accès aux prestations de base garanties par la loi, comme la tenue de compte, l’encaissement des virements et des chèques ou une carte de paiement. Ce n’est pas une offre complète, mais elle vous permet de poursuivre votre activité.
Comment choisir le bon compte professionnel ?
Le bon compte professionnel, c’est celui qui reflète la manière dont votre entreprise fonctionne au quotidien. Un compte en ligne n’est pas toujours moins cher ni plus souple qu’un compte en agence, car ce sont vos opérations réelles qui font la différence.
Si vous avez besoin de services bancaires spécifiques, tels que des crédits professionnels, des solutions de paiement anticipé ou des outils de gestion financière, vérifiez qu’ils figurent bien dans l’offre.
Pour trancher, passez en revue les points suivants :
- Les frais bancaires de tenue de compte, le coût des virements et le prix des cartes.
- Vos besoins en paiements nationaux et internationaux, et les devises prises en charge.
- La possibilité de déposer de l’argent liquide et des chèques.
- La capacité à encaisser vos clients, avec un terminal de paiement ou des outils de paiement en ligne.
- Les fonctions de comptabilité et de reporting, comme l’export des relevés, et la gestion de plusieurs utilisateurs.
- Le service client et ses horaires.
- Le statut réglementaire du prestataire et la protection de vos fonds, par une garantie des dépôts ou un cantonnement.
Si vous encaissez beaucoup d’argent liquide, une banque avec des agences reste indispensable. Si vos clients vous paient surtout par carte et par virement, un compte de paiement avec des outils d’encaissement intégrés peut suffire.
Comment gérer votre compte professionnel après son ouverture ?
Une fois le compte ouvert, faites transiter toutes vos recettes et dépenses professionnelles par ce compte. La séparation des finances ne fonctionne que si vous ne payez plus de dépenses de l’entreprise avec votre carte personnelle, et inversement.
Suivez régulièrement les paiements entrants et sortants, puis rapprochez chaque opération de la pièce correspondante, comme une facture fournisseur ou une note de frais. Téléchargez vos relevés chaque mois pour votre comptable.
Gérez également les cartes de vos salariés et leurs autorisations, surveillez les frais prélevés par l’établissement et mettez à jour vos informations en cas de changement de dirigeant, d’adresse ou de forme juridique. Enfin, connectez vos outils d’encaissement et de comptabilité au compte si le prestataire le permet.
Comment ouvrir et utiliser un compte professionnel myPOS ?
Saviez-vous que vous pouvez ouvrir un compte pro sans banque ? Le compte professionnel myPOS est un compte de monnaie électronique, proposé par un établissement de monnaie électronique agréé et réglementé par la Banque centrale d’Irlande. Ce n’est donc pas un compte professionnel traditionnel, et il n’en offre pas exactement les mêmes services, comme le chéquier ou le crédit.
Si vous êtes commerçant, en entreprise individuelle ou en société commerciale, il complète le compte que la loi vous impose d’ouvrir auprès d’un établissement de crédit, notamment pour l’encaissement des paiements de vos clients.
En ligne et en quelques clics, vous obtenez :
- Un compte multidevise gratuit avec un IBAN irlandais, à utiliser dans 12 devises différentes. Cela facilite vos transactions internationales.
- L’accès aux fonds en quelques secondes après un paiement par carte. Contrairement à la plupart des comptes professionnels où les fonds sont disponibles après quelques jours, myPOS offre un règlement immédiat.
- Aucun frais mensuel, ni de tenue de compte. Vous payez une commission sur chaque transaction, et certains services, comme les virements sortants, restent payants. Retrouvez les frais myPOS en toute transparence.
- Une carte Mastercard professionnelle gratuite, utilisable pour les paiements et les retraits aux guichets automatiques.
- L’accès à votre compte depuis la plateforme myPOS et l’application mobile.
Avec le compte myPOS, profitez de nombreuses solutions de paiement : des liens de paiement, des terminaux de paiement et de nombreuses autres. Le compte s’adresse aux indépendants, aux entreprises individuelles et aux sociétés immatriculées dans l’Union européenne, sous réserve des critères d’éligibilité de myPOS.
Pour ouvrir un compte pro myPOS, inscrivez-vous gratuitement en tant que commerçant sur le site myPOS, saisissez vos coordonnées et téléchargez les documents nécessaires. Après validation de vos documents par l'équipe de vérification, téléchargez l'application myPOS et passez par un court processus d'auto-identification avec une pièce d'identité valide.
Les étapes sont détaillées dans la rubrique « Ouverture et vérification du compte ». Une fois votre demande approuvée, activez votre appareil myPOS pour commencer à accepter des paiements. Retrouvez tous les avantages du compte pro myPOS pour ouvrir votre compte professionnel sans banque.
Conclusion
Avant d'ouvrir un compte professionnel, déterminez ce que votre structure impose réellement : un compte au nom de la société pour déposer le capital social, un compte dédié pour un micro-entrepreneur au-delà de 10 000 € de chiffre d'affaires deux années de suite ou pour un commerçant, et un choix de bonne gestion dans les autres cas.
Comparez ensuite les prestataires sur les services dont votre activité a besoin, préparez vos documents d'identité et d'entreprise avant de déposer la demande, puis passez la vérification et, le cas échéant, le dépôt de capital.
Une fois le compte ouvert, réservez-le à vos transactions professionnelles. Et au moment de choisir, distinguez bien un compte professionnel d'un compte de paiement ou de monnaie électronique, car leurs services et leurs garanties diffèrent.
Questions fréquemment posées
Peut-on ouvrir un compte professionnel avant l'immatriculation de la société ?
Oui, et c'est même le passage obligé pour une société avec un capital social. La banque ouvre un compte provisoire au nom de la société en formation, sur lequel les associés déposent le capital. Ce compte ne devient pleinement opérationnel qu'après l'immatriculation, lorsque vous transmettez le justificatif d'immatriculation pour débloquer les fonds.
Un entrepreneur non résident peut-il ouvrir un compte professionnel en France ?
Oui, mais sans garantie légale, car le droit au compte concerne les personnes morales domiciliées en France et les entrepreneurs individuels qui y résident. Une société immatriculée en France dont le dirigeant vit à l'étranger y est donc éligible, alors qu'un indépendant non résident doit se conformer à la politique d'acceptation de chaque prestataire. myPOS accepte par exemple les entreprises immatriculées dans l'Union européenne, l'Espace économique européen, le Royaume-Uni et la Suisse, même si elles sont détenues par des ressortissants d'autres pays.
Que devient le compte professionnel si vous transformez votre SARL en SAS ?
Vous conservez en principe le même compte. La transformation régulière d'une société en une société d'une autre forme ne crée pas une personne morale nouvelle, donc le numéro SIREN reste identique et l'établissement n'a pas de raison de clôturer le compte. Vous devez en revanche lui transmettre les statuts modifiés et le nouvel extrait d'immatriculation, mettre à jour l'identité des dirigeants et des bénéficiaires effectifs, et vérifier avec lui si vos coordonnées bancaires changent.
Faut-il un compte par activité lorsque vous exercez plusieurs activités ?
Non, tant qu'elles relèvent de la même entreprise. Un entrepreneur individuel peut exercer plusieurs activités indépendantes avec un seul patrimoine professionnel, donc un seul compte dédié suffit. En revanche, si vous avez créé deux sociétés distinctes, chacune a sa propre personnalité juridique et doit disposer de son propre compte.
Comment payer vos fournisseurs par prélèvement SEPA depuis votre compte professionnel ?
Vous signez un mandat de prélèvement SEPA fourni par votre fournisseur, qui comporte une référence unique (la RUM), l’identifiant du créancier SEPA (ICS) et votre IBAN. Pour un prélèvement SEPA classique, vous pouvez contester un prélèvement autorisé et en demander le remboursement dans les huit semaines suivant le débit. Vérifiez au passage que votre compte accepte les prélèvements, car certains comptes de paiement ne les autorisent pas.