Comment les PME françaises gèrent les paiements : une enquête auprès de 500 dirigeants (2026)
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Comment les PME françaises gèrent les paiements : une enquête auprès de 500 dirigeants (2026)

Comment les PME françaises acceptent-elles et gèrent-elles les paiements, et qu’est-ce qui freine leur croissance ? Une étude commandée par myPOS auprès de 500 dirigeants d’entreprises françaises analyse la manière dont ils gèrent l’administration des paiements, les ventes de faible montant et quelles sont leurs priorités commerciales pour les 12 prochains mois.

L’enquête porte sur les microentreprises, les petites et les moyennes entreprises de cinq secteurs : beauté et bien-être, festivals et événements, restauration et débits de boissons, hôtellerie et hébergement, et commerce de détail. Elle aborde cinq thèmes principaux :

  • Le travail administratif lié aux paiements
  • La manière dont les entreprises acceptent, suivent et répartissent les paiements
  • Les ventes de faible montant et les montants minimums pour les paiements par carte
  • Les priorités de croissance et les pressions anticipées par les entreprises
  • Les différences selon la taille et le secteur d’activité de l’entreprise

L’administration des paiements prend en moyenne 3,6 heures par semaine

Les dirigeants de PME françaises déclarent consacrer en moyenne 3,6 heures par semaine à des tâches administratives liées aux paiements et à la facturation. Environ un tiers d’entre eux (34 %) y passent au moins quatre heures par semaine, tandis que 15 % y consacrent six heures ou plus. Sur une période de 52 semaines, la moyenne déclarée représente environ 189 heures, ce qui équivaut à près de 27 journées de travail de sept heures.

Les tâches administratives les plus fréquemment jugées chronophages sont :

  • 49 % : l’émission de factures et de demandes de paiement
  • 39 % : la préparation des informations pour la comptabilité
  • 38 % : la vérification des paiements des clients
  • 36 % : le rapprochement des paiements avec les factures ou les ventes
  • 32 % : la préparation des déclarations fiscales ou de TVA

Parallèlement à ces tâches opérationnelles, les dirigeants déclarent consacrer en moyenne 6,8 heures par semaine à la croissance ou à l’amélioration de leur entreprise, plutôt qu’à la gestion des opérations quotidiennes.

Le suivi manuel pose des difficultés selon les employés, les équipes et les sites

Pour de nombreuses entreprises, gérer les paiements consiste à identifier qui a encaissé un règlement, où il a été effectué et à quelle activité il se rapporte.

Sur l’ensemble de l’échantillon, 84 % des sondés ont besoin de suivre ou de ventiler les paiements par employé, par livreur, par équipe, par site ou par activité commerciale. Trois quarts des répondants (75 %) effectuent cette opération au moins une fois par semaine.

Parmi les entreprises qui réalisent ce suivi, les difficultés les plus fréquemment signalées sont :

  • 33 % signalent des erreurs lors du suivi manuel des paiements
  • 31 % doivent attribuer le chiffre d’affaires à différents employés, livreurs ou équipes
  • 31 % estiment que le rapprochement prend trop de temps
  • 22 % répartissent manuellement les pourboires, commissions ou primes
  • 22 % acceptent des paiements sur des appareils partagés

Ces résultats mettent en évidence des besoins opérationnels précis : identifier l’auteur d’un encaissement et veiller à la cohérence des registres de ventes et de paiements. Pour y répondre, le mode multi-opérateur de myPOS permet d’identifier les transactions par employé, tandis que l’intégration caisse-terminal évite d’avoir à saisir à nouveau les montants pour les commerçants disposant de cette configuration.

Plus de deux tiers des entreprises fixent un minimum pour les paiements par carte

Sur l’ensemble de l’échantillon, 69 % des répondants fixent un montant minimum pour les paiements par carte, tandis que 31 % n’en appliquent aucun.

À l’échelle globale :

  • 21 % acceptent la carte à partir de 1 €
  • 22 % à partir de 5 €
  • 16 % à partir de 10 €
  • 9 % uniquement au-delà de 10 €

Parmi les 343 entreprises qui appliquent un montant minimum, les principales raisons invoquées sont :

  • 45 % estiment que les frais de transaction rendent les très petits achats non rentables
  • 30 % indiquent qu’il s’agit d’une règle interne à leur entreprise
  • 12 % évoquent la préférence des clients pour les espèces lors de petits achats
  • 12 % expriment des craintes face à la fraude ou aux rétrofacturations (chargebacks)

Ces réponses décrivent les motifs qui poussent les commerçants à fixer un seuil. Le coût d’acceptation des paiements varie selon le prestataire, le contrat, le type de carte et les services utilisés.

Les petits achats sont fréquents : 85 % des répondants affirment qu’une partie au moins de leurs ventes s’effectue en dessous de 10 €. Sur l’ensemble de l’échantillon :

  • 47 % estiment que ces achats représentent 1 à 10 % des ventes
  • 26 % situent cette part entre 11 et 25 %
  • 9 % l’évaluent entre 26 et 50 %
  • 4 % affirment que plus de la moitié de leurs ventes sont inférieures à 10 €

Ventes de faible montant et minimums de paiement par carte

85 %
déclarent enregistrer au moins quelques ventes inférieures à 10 €
69 %
fixent un montant minimum pour les paiements par carte

Étude commandée par myPOS, septembre 2026. Base : 500 répondants.

Cap sur la croissance : la réglementation désignée comme premier frein

Augmenter le chiffre d’affaires et conquérir de nouveaux clients constitue la principale priorité pour les 12 prochains mois (sélectionnée par 39 % des répondants). L’amélioration de l’efficacité et des marges suit de près avec 21 %, tandis que 18 % privilégient la réduction des coûts et 16 % souhaitent maintenir l’activité sans changement majeur.

Les dirigeants déclarent consacrer en moyenne 6,8 heures par semaine à la croissance ou à l’amélioration de leur entreprise. Quelque 44 % d’entre eux n’y consacrent toutefois pas plus de cinq heures par semaine.

Interrogés sur leur principal obstacle à la croissance, les répondants désignent :

  • 21 % : les exigences réglementaires ou de conformité
  • 19 % : une demande de marché insuffisante
  • 16 % : l’accès au financement
  • 16 % : le recrutement et la fidélisation du personnel
  • 15 % : le temps et la disponibilité du dirigeant
  • 7 % : les limites technologiques ou des systèmes

En outre, 5 % ne signalent aucun obstacle à la croissance.

Face aux incertitudes à venir, 91 % des dirigeants anticipent au moins un frein majeur pour leur activité sur les 12 prochains mois :

  • 51 % : la baisse du pouvoir d’achat des clients pour leurs produits ou services
  • 37 % : de nouvelles lois ou réglementations affectant les opérations commerciales
  • 26 % : l’évolution des attentes des clients
  • 24 % : un accès restreint au financement pour la croissance

Ces questions permettent de distinguer le principal obstacle actuel à la croissance des pressions anticipées pour l’année à venir.

Les PME de plus grande taille déclarent une administration des paiements et un suivi interne accrus

Le temps hebdomadaire moyen consacré à l’administration des paiements augmente avec la taille des entreprises interrogées :

  • 2,7 heures dans les entreprises de 1 à 9 employés
  • 3,9 heures dans les entreprises de 10 à 49 employés
  • 4,3 heures dans les entreprises de 50 à 249 employés

Ces différents groupes affichent également des priorités et des obstacles distincts.

  • Parmi les entreprises de 1 à 9 employés, 48 % privilégient la croissance du chiffre d’affaires et l’acquisition de nouveaux clients, contre 13 % axés sur l’efficacité et les marges. Une demande insuffisante constitue leur obstacle à la croissance le plus fréquent (cité par 27 %). Par ailleurs, 29 % n’ont jamais besoin de suivre ou de ventiler les paiements en interne.
  • Pour les entreprises de 10 à 49 employés, le recrutement et la fidélisation du personnel constituent le frein à la croissance le plus fréquemment cité (25 %). Environ un cinquième d’entre elles (21 %) donnent la priorité à la réduction des coûts.
  • Parmi les entreprises de 50 à 249 employés, 45 % placent la vérification des paiements clients parmi leurs tâches administratives les plus chronophages, et 42 % citent le rapprochement bancaire. La réglementation ou la conformité est leur principal obstacle à la croissance (25 %).

Les dirigeants de ce groupe le plus important doivent suivre ou ventiler les paiements en moyenne 2,6 jours par semaine. Parmi ceux qui effectuent cette tâche, 40 % estiment que l’attribution du chiffre d’affaires aux employés ou aux équipes représente un défi.

Administration hebdomadaire moyenne des paiements selon la taille de l’entreprise

2,7 heures
Entreprises de 1 à 9 employés
4,3 heures
Entreprises de 50 à 249 employés

Étude commandée par myPOS, septembre 2026. Bases pour ces moyennes : respectivement 163 et 161 répondants.

Des défis de croissance et opérationnels variables selon les secteurs

Les priorités commerciales et les pressions quotidiennes diffèrent selon les secteurs étudiés.

  • Le commerce de détail affiche la plus forte orientation vers l’expansion : 47 % des acteurs privilégient la hausse du chiffre d’affaires et de nouveaux clients. Néanmoins, une demande insuffisante reste le principal obstacle à la croissance dans ce secteur, cité par 32 %.
  • La restauration et les débits de boissons se montrent particulièrement préoccupés par les questions de personnel : un quart des répondants (25 %) identifient le recrutement et la fidélisation des salariés comme leur plus grand frein au développement.
  • L’hôtellerie et l’hébergement font face à de fréquents suivis de paiements internes : un quart de ces acteurs doivent suivre ou ventiler les paiements par employé, par équipe, par site ou par activité au moins quatre jours par semaine. Parmi eux, 35 % estiment que le rapprochement prend trop de temps.
  • La beauté et le bien-être signalent une charge particulièrement lourde liée à la vérification des paiements clients : 45 % placent cette tâche parmi les plus chronophages (contre 38 % sur l’ensemble de l’échantillon).
  • Les festivals et événements identifient plus fréquemment l’accès au financement comme leur principal obstacle à la croissance (26 %). La réduction des coûts arrive en tête de leurs priorités (24 %), devançant de peu la croissance et le maintien de l’activité sans changement majeur (tous deux à 23 %).

Ces défis sectoriels s’ajoutent aux variations du temps que les dirigeants consacrent à l’administration des paiements.

Temps hebdomadaire moyen consacré à l’administration des paiements et de la facturation

Hôtellerie et hébergement
3,9 heures
Festivals et événements
3,9 heures
Restauration et débits de boissons
3,8 heures
Commerce de détail
3,4 heures
Beauté et bien-être
3,2 heures

Étude commandée par myPOS, septembre 2026. Bases pour les moyennes : hôtellerie et hébergement, 99 ; festivals et événements, 93 ; restauration et débits de boissons, 104 ; commerce de détail, 100 ; beauté et bien-être, 96.

Méthodologie

OnePoll a mené cette étude en ligne pour le compte de myPOS entre le 11 et le 22 septembre 2026. L’enquête a interrogé 500 gestionnaires et cadres dirigeants d’entreprises françaises comptant de 1 à 249 salariés, issus des secteurs de la beauté et du bien-être, des festivals et événements, de la restauration et des débits de boissons, de l’hôtellerie et de l’hébergement, ainsi que du commerce de détail.

Sauf indication contraire, les pourcentages s’appliquent à l’ensemble de l’échantillon de 500 répondants. Les résultats ventilés par taille d’entreprise et par secteur concernent les répondants appartenant au groupe correspondant.

Les données relatives aux difficultés de suivi ou de ventilation des paiements se rapportent uniquement aux répondants qui effectuent cette activité. Celles concernant les motifs de fixation d’un montant minimum de paiement par carte ne concernent que les répondants qui en appliquent un. Les pourcentages sont arrondis au nombre entier le plus proche. Les questions permettant des réponses multiples peuvent totaliser plus de 100 %. Les estimations de temps moyen reposent sur les répondants ayant fourni une réponse à la question correspondante.

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