Comment créer une entreprise de taxi ou de VTC : le guide complet
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Comment créer une entreprise de taxi ou de VTC : le guide complet

Vous n’êtes pas du genre à travailler de neuf à cinq, mais vous aimez conduire. Vous envisagez peut-être de vous lancer dans l’activité de taxi, qui peut être gratifiante à bien des égards. De même, vous pouvez faire partie d’une équipe, tout en travaillant pour vous-même. 

En France, cette industrie offre une variété de structures, de sorte que vous pouvez trouver l’option qui vous convient le mieux. Dans ce guide, nous vous aiderons à apprendre l’essentiel de ce que vous devez savoir pour vous lancer.

Taxi ou VTC : les différences

Il existe différentes structures commerciales dans le secteur des taxis français.

La principale différence est que les chauffeurs de taxi peuvent prendre des passagers dans la rue, alors que les chauffeurs de VTC ne le peuvent pas. Le taxi peut stationner ou circuler en quête de clients, ce que l’on appelle la maraude, dans le périmètre de son autorisation de stationnement (ADS). 

Le terme VTC, ou voiture de transport avec chauffeur, désigne les véhicules des exploitants « qui mettent à la disposition de leur clientèle une ou plusieurs voitures de transport avec chauffeur, dans des conditions fixées à l’avance entre les parties » (article L. 3122-1 du code des transports). 

En d’autres termes, les VTC fonctionnent avec une réservation préalable, prenant les passagers à leur emplacement et les déposant à la destination souhaitée, toutes deux spécifiées à l’avance. Ainsi, le client du taxi ne connaît le montant qu’il doit payer qu’à la fin de sa course, sauf forfait (entre Paris et ses aéroports, par exemple), alors qu’avec un VTC, ce montant est connu avant le début de la course.

Une autre différence, plutôt visible, est qu’un taxi est obligé d’avoir un signe distinctif et lumineux sur le toit du véhicule, alors qu’un VTC n’en a pas. Ainsi, un VTC est plus difficile à reconnaître, tout en permettant une certaine discrétion.

Un taxi peut utiliser les voies réservées aux taxis et aux bus là où la signalisation l’autorise, tandis que les VTC ne peuvent se déplacer qu’avec le reste de la circulation.

Les VTC offrent souvent des extras à bord comme des bouteilles d’eau, une connexion Wi-Fi ou des magazines récents. Il est inhabituel de s’attendre à ce genre de choses dans un taxi.

Quelles tendances façonnent le secteur du taxi en France

Comment créer une entreprise de taxi en France ?

Comme pour toute entreprise commerciale, le démarrage nécessite une préparation. Nous vous présentons ici quelques-unes des étapes indispensables que vous devez franchir, tant pour les taxis agréés que pour les VTC.

Étude de marché

L’étude de marché vous aide à identifier votre niche. La niche est l’ensemble ciblé de personnes ou d’entreprises qui achèteraient votre service. Demandez-vous qui sont vos clients cibles. Si votre réponse est « tout le monde », vous ne ciblez en fait personne. Identifier un avatar spécifique, votre passager idéal, vous permet de mieux définir vos services de taxi et de décider comment les présenter efficacement.

Il existe de nombreuses niches dans le secteur des taxis. Par exemple, les clients des restaurants et des boîtes de nuit qui sortent tard le vendredi et le samedi. Il y a les enfants que l’on doit emmener à l’école et en revenir. Il y a des clubs et des sociétés qui ont besoin de transport. 

Prenez également en compte l’endroit où vous travaillerez, c’est-à-dire le secteur géographique de votre taxi. Peut-être pouvez-vous avoir plus de succès et gagner beaucoup mieux dans les zones mal desservies plutôt que dans les quartiers populaires, déjà surchargés par vos concurrents.

Plan d’affaires

Le plan d’affaires, ou business plan de votre entreprise de taxi, est un document indispensable que vous devrez compiler lorsque vous chercherez des moyens de financer une nouvelle entreprise. Il commence par un résumé et présente des informations détaillées sur votre entreprise. Il s’agit notamment de vos stratégies de marketing et de publicité, du personnel que vous envisagez d’embaucher, de vos projections financières et de vos stratégies de croissance, à court et à long terme. Et bien plus encore.

Chacun de vos investisseurs potentiels (banques, établissements de crédit privés ou autres types de sources de financement) examinera minutieusement vos plans, afin de décider si votre entreprise est viable. Mais même dans le cas où vous investirez vos économies, il est dans votre intérêt de bien connaître votre secteur et d’être parfaitement préparé. Le plan d’affaires est un instrument inestimable pour vous y aider.

Mise en place, aspects juridiques et structure

Considérez si vous travaillerez seul ou avec un associé, si vous travaillerez avec du personnel que vous engagerez ou si vous confierez entièrement vos activités commerciales à des employés. Chacun de ces cas de figure est différent, et le recours aux services de consultants juridiques et comptables est ce que vous pouvez faire de mieux. 

Ces experts peuvent vous conseiller sur les obligations légales, les responsabilités personnelles, les obligations fiscales, en somme, les formalités qui accompagnent chaque type d’entreprise. Ainsi, vous pourrez choisir en toute connaissance de cause la manière de procéder.

Quelle structure juridique choisir pour votre entreprise de taxi ?

Si vous exploitez seul votre taxi, vous avez le choix entre l’entreprise individuelle (EI), avec ou sans le régime de la micro-entreprise, l’EURL et la SASU. Si vous vous lancez avec des associés, vous vous tournerez plutôt vers une SARL ou une SAS. 

Dans tous les cas, les démarches de création d’entreprise se font en ligne sur le Guichet unique des formalités d’entreprises, qui transmet votre dossier pour immatriculation au Registre national des entreprises (RNE). L’activité de taxi relève de l’artisanat (vous êtes « artisan taxi ») tant que votre entreprise n’emploie pas plus de 10 salariés.

Pour choisir, comparez les statuts sur ces points : votre responsabilité en cas de dettes, l’imposition de vos bénéfices, votre régime social, la gestion administrative et la comptabilité de votre taxi, la possibilité de déduire vos frais réels et votre projet d’embaucher des chauffeurs ou d’agrandir votre flotte.

L’activité de taxi en auto-entreprise

Avec sa flexibilité et sa facilité de mise en œuvre, l’auto-entreprise (le régime de la micro-entreprise, appliqué à l’entreprise individuelle) est une formule idéale pour un taxi qui démarre son activité. Cependant, pour en tirer tous les avantages, il faut être conscient de certains éléments.

Avantages de l’auto-entreprise pour devenir taxi

Il ne fait aucun doute que la simplicité des formalités (une déclaration en ligne sur le Guichet unique, avec une copie de votre pièce d’identité) simplifie au maximum le processus pour devenir auto-entrepreneur. Ensuite, vous n’êtes obligé que de tenir un registre chronologique des services fournis et des prix perçus. 

Vous bénéficiez également de la franchise en base de TVA tant que votre chiffre d’affaires reste sous 37 500 € (41 250 € en cas de dépassement ponctuel), des seuils maintenus en 2026 par la loi du 3 novembre 2025, ce qui vous dispense de déclaration de TVA. Ce n’est pas automatique pour autant, car au-delà de ces seuils, la TVA s’applique à vos courses même si vous restez auto-entrepreneur.

Enfin, les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d’affaires et sont déclarées et payées en ligne. L’auto-entrepreneur peut également opter pour le versement libératoire, qui lui permet de payer l’impôt sur le revenu (IR) en même temps que les cotisations sociales, sur une base mensuelle ou trimestrielle.

Les inconvénients du régime de l’auto-entrepreneur taxi

Bien sûr, le statut d’auto-entrepreneur présente quelques inconvénients et le premier est que vos recettes annuelles sont plafonnées à 83 600 € (seuil 2026 pour les prestations de services) et que vous passerez au régime réel d’imposition, tout en restant entrepreneur individuel, si votre chiffre d’affaires est supérieur pendant deux années consécutives.

De plus, les charges ne sont pas déductibles et les frais liés à votre activité (comme l’achat d’une voiture, l’essence, l’entretien, les réparations, etc.) ne peuvent pas être déduits un par un de votre chiffre d’affaires. À la place, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50 %, le taux du régime micro-BIC pour les prestations de services, pour le calcul de votre impôt sur le revenu.

Si vous voulez travailler pour vous-même sans ce plafond, vous pouvez choisir parmi les sociétés unipersonnelles, l’EURL et la SASU. Pour un taxi, dans la SASU comme dans l’EURL, la responsabilité de l’entrepreneur est limitée au montant du dépôt de capital social effectué par le conducteur, et le chiffre d’affaires (CA) est illimité. Le président de la SASU est soumis au régime des assimilés-salariés, et la société relève de l’impôt sur les sociétés (IS), avec une option temporaire pour l’impôt sur le revenu (IR). 

Le gérant associé unique d’une EURL relève, lui, du régime des travailleurs indépendants, avec des cotisations calculées différemment. Rien ne vous empêche de commencer sous le statut d’auto-entrepreneur et de passer en société quand votre activité se développe.

Marque

Si vous avez choisi d’organiser, de gérer et de mener vos activités seul (ce que l’on appelle aussi un solopreneur), vous n’avez pas à vous préoccuper beaucoup de la dénomination et de la conception de l’entreprise. En revanche, si vous envisagez de vous développer et de proposer des services avec au moins plusieurs véhicules, l’image de marque prendra toute son importance. 

La marque est l’identité de votre entreprise et se rapporte à son image et à sa réputation. Elle prend du temps à se construire, il faut donc à la fois être patient et travailler sans relâche pour la bonne réputation de votre entreprise.

En pensant à votre marque, il y a beaucoup de choses à prendre en compte. La création d’un site web pour votre entreprise est de plus en plus indispensable de nos jours. Il doit être optimisé pour les moteurs de recherche, afin que votre public cible puisse le découvrir facilement. 

La présence de votre entreprise sur les médias sociaux, la réponse aux avis des clients et le traitement rapide des avis négatifs ou des plaintes sont tout aussi importants. Ces éléments, et bien d’autres encore, vous permettront de renforcer votre marque.

Financement

Nous l’avons déjà mentionné, à moins que vous ne disposiez de bonnes économies, un financement externe sera nécessaire pour votre entreprise de taxi, comme pour toute startup. Votre engagement ferme sera nécessaire pour garantir que vous serez en mesure de rembourser. 

La personne à qui vous vous adressez pour obtenir un financement cherchera à obtenir des projections et des prévisions de revenus sur une période donnée, ou à savoir quand vous serez en mesure d’atteindre le seuil de rentabilité et de commencer à faire des bénéfices. 

Le financement comporte de nombreux aspects :

  • Les frais de création d’entreprise.
  • Les frais liés à l’obtention des licences nécessaires.
  • Les dépenses de logiciels (les applications, les logiciels pour centres d’appels et autres investissements de ce type destinés à assurer le bon fonctionnement de votre entreprise).
  • Le marketing : le développement du site web, le référencement, la publicité payante, la présence sur les médias sociaux, l’habillage et le marquage des taxis, etc.
  • L’espace de bureau : vous pouvez peut-être gérer votre entreprise depuis votre domicile. Pour cela, il faut obtenir l’autorisation des autorités locales ou de votre propriétaire. La location de bureaux dans une zone très fréquentée, où les clients peuvent entrer pour prendre un rendez-vous, entraînerait des coûts supplémentaires pour les services publics, les services Internet, le téléphone, le personnel, le mobilier et le matériel de bureau, etc.
  • L’équipement périphérique : il peut s’agir d’un terminal de paiement mobile pour permettre à vos clients de vous payer par carte. Il y a aussi le taximètre, qui affiche le tarif appliqué, la distance parcourue et le prix total de la course. Vous aurez besoin, entre autres, d’une navigation par satellite et éventuellement d’une dashcam pour les assurances. Ajoutez le panneau « Taxi » sur le toit de votre véhicule pour communiquer quand vous êtes disponible.
  • Votre véhicule, l’outil principal de votre entreprise. Il doit être en bon état par tous les moyens et à tout moment. Renseignez-vous sur les zones à faibles émissions (ZFE) de votre secteur, qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants.
  • Les assurances.

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Personnel

Votre personnel comprendra les conducteurs que vous déciderez d’employer, ainsi que les contrôles nécessaires associés (le permis, la carte professionnelle, l’examen médical de chaque chauffeur, etc.). 

Si vous prévoyez d’avoir un centre d’appels pour permettre à vos clients de réserver vos services, vous aurez également besoin de personnel. Ceci est particulièrement pertinent pour un VTC, où les appels sont indispensables à l’activité.

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Devenir chauffeur de taxi

Les conditions préalables peuvent être résumées ainsi : les papiers personnels, l’examen et la licence de taxi.

Le forfait relatif aux documents personnels concerne les chauffeurs de taxi et de VTC. Il comprend les conditions suivantes :

  • Un permis de conduire de catégorie B en cours de validité, obtenu depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en cas de conduite accompagnée).
  • Un casier judiciaire (bulletin n° 2) exempt de certaines condamnations, notamment pour des délits routiers graves.
  • Un avis médical d’aptitude, délivré par un médecin agréé.
  • Une attestation de formation aux premiers secours (PSC1), délivrée au maximum 2 ans avant la demande, exigée pour les taxis seulement (elle n’est plus obligatoire pour les VTC, mais reste conseillée).

Chacun a ses particularités. Par exemple, la visite médicale ne peut être effectuée que par un médecin agréé, figurant sur une liste publiée sur le site web de votre préfecture.

Formation et examen de chauffeur de taxi

L’accès à la profession passe par un examen organisé par la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA). Il comprend des épreuves théoriques d’admissibilité, sous forme de questions à choix multiples et de questions à réponses courtes, puis une épreuve pratique d’admission. 

La théorie porte sur la réglementation du transport public particulier de personnes et la prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes, la gestion, la sécurité routière, le français et l’anglais, ainsi que sur une épreuve propre aux taxis : la connaissance du territoire et la réglementation locale.

Sa réussite vous envoie à un parcours de conduite en circulation d’au moins vingt minutes pour tester en pratique à la fois vos connaissances et votre capacité à assurer la sécurité des passagers, à accueillir vos clients et à encaisser la course. L’ancienne appellation « certificat de capacité professionnelle » (CCPCT) reste courante, mais l’examen actuel est défini par l’arrêté du 6 avril 2017 modifié.

Aucune formation préalable n’est obligatoire pour se présenter. Bien que vous puissiez réussir vos examens par vos seuls efforts, il peut donc être utile de suivre une formation, et il existe de nombreuses possibilités dans des centres agréés. Une fois reçu, vous demandez votre carte professionnelle à la préfecture, qui vous la remet dans un délai maximum de trois mois. Elle est valable cinq ans.

Obtention de la licence de taxi

Vous avez trois possibilités pour obtenir votre licence de taxi, dont le nom officiel est l’autorisation de stationnement (ADS) :

  • Votre mairie (ou la préfecture de police à Paris) la délivre gratuitement, sur liste d’attente. Cette procédure peut prendre des années, et c’est votre demande, pas l’ADS, qui doit être renouvelée chaque année avant sa date anniversaire. Les ADS délivrées depuis le 1er octobre 2014 sont valables cinq ans, renouvelables, et incessibles : vous ne pourrez pas la revendre, et vous devez l’exploiter personnellement.
  • Vous pouvez acheter l’ADS d’un autre taxi, à condition qu’elle ait été délivrée avant le 1er octobre 2014 et que son titulaire l’ait exploitée pendant au moins quinze ans (ou cinq ans depuis la dernière cession). Le prix se négocie de gré à gré et varie fortement selon la ville, sans aucune statistique officielle : renseignez-vous localement avant de vous engager.
  • Vous pouvez louer un taxi avec la licence, en location-gérance, auprès du titulaire d’une ADS antérieure à 2014. Le coût varie selon la société de location et la ville. Selon le contrat, l’entretien et l’assurance du véhicule peuvent être à la charge du loueur.

Il est important de garder à l’esprit que toutes les mesures ci-dessus impliquent des frais, dont certains sont considérables.

Étapes pour l’obtention d’un statut de VTC

Les conditions pour devenir VTC ne sont qu’en petite partie les mêmes que pour un taxi. 

En résumé, les étapes pour ce type d’entreprise sont les suivantes :

  • Passer un examen.
  • Obtenir une carte professionnelle.
  • S’inscrire au registre des VTC.

L’examen de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) est composé de plusieurs modules : la réglementation du transport public particulier de personnes, les règles de sécurité routière, la gestion d’entreprise, la maîtrise du français et de l’anglais, le développement commercial et la réglementation nationale des VTC. Vous répondrez à des questions à choix multiples et à des questions à réponses courtes, puis vous passerez une épreuve pratique de conduite.

Là encore, vous pouvez vous préparer par vous-même, mais des formations utiles sont proposées par différents centres.

Obtention de la carte VTC

Le package pour obtenir la carte professionnelle VTC est le même que pour les chauffeurs de taxi : le permis de conduire de catégorie B, un casier judiciaire exempt de certaines condamnations et une déclaration d’aptitude médicale (le brevet de secourisme n’est plus exigé pour les VTC). 

Ces documents en main, vous pouvez adresser une demande à la préfecture de votre département. L’administration vous délivre votre carte professionnelle VTC jusqu’à 3 mois plus tard.

Traiter avec le registre des VTC

Avant de pouvoir vous inscrire au registre des VTC, vous devez d’abord créer votre entreprise, en micro-entreprise, en entreprise individuelle ou en société (une SASU ou une EURL si vous êtes seul). Si l’auto-entrepreneur peut sembler séduisant au départ, dès que votre activité se développe, il devient inapproprié, en raison des limitations de chiffre d’affaires. 

Le statut de société, en revanche, permet de déduire les dépenses liées à l’exploitation comme l’essence, la location de voiture et les cotisations sociales. Si vous changez de forme juridique par la suite, vous devrez mettre à jour votre inscription au registre, car elle est attachée à l’exploitant.

La création de votre société de VTC s’effectue sur le Guichet unique des formalités d’entreprises. Vous spécifiez clairement l’objet de votre entreprise, par exemple « l’exploitation de voitures de transport avec chauffeur ».

Une fois votre entreprise immatriculée, vous demandez votre inscription au registre des exploitants de VTC. Vous pouvez le faire en ligne, sur le site du ministère chargé des transports.

Préparez les documents suivants :

  • L’attestation d’assurance responsabilité civile professionnelle
  • Une copie du justificatif d’immatriculation de l’entreprise
  • Une copie du certificat d’immatriculation de chaque véhicule
  • Une copie de la carte professionnelle VTC de chaque conducteur
  • Un justificatif de capacité financière. 

L’inscription est payante, elle s’effectue dans un délai de deux mois à compter de l’envoi du dossier complet, et elle est renouvelable tous les cinq ans. Tout changement (un véhicule, un conducteur) doit être déclaré dans les quinze jours. Avec elle, vous recevrez la signalétique VTC, délivrée par l’Imprimerie nationale, à apposer sur chaque véhicule inscrit. 

Chaque véhicule doit aussi répondre à des critères techniques : au moins quatre portes, une puissance d’au moins 84 kW et moins de sept ans d’âge, sauf pour les véhicules électriques, hybrides ou de collection.

Comment devenir chauffeur de taxi en France ?

Tarifs des taxis

Le prix d’un taxi est le montant que coûte une course par kilomètre. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Le prix d’une course de taxi peut comprendre un prix de départ et un prix pour le retour du taxi, après avoir déposé le client à la destination souhaitée.

Les tarifs appliqués par les chauffeurs de taxi sont réglementés et varient selon les départements. Chaque année, un arrêté du ministre chargé de l’économie fixe les montants maximaux, puis chaque préfet fixe par arrêté les tarifs applicables dans son département, dans ces limites. 

Pour 2026, la prise en charge ne peut pas dépasser 4,48 €, le kilomètre 1,30 € et l’heure d’attente ou de marche lente 42,15 €. Le tarif minimum d’une course de taxi est de 8 €. Les prix varient également selon la zone, la période jour-nuit et les conditions de circulation.

Il incombe au chauffeur de placer un panneau Taxi sur le toit de son véhicule et de contrôler son éclairage pour indiquer s’il est occupé ou disponible. Un taximètre doit être installé à l’intérieur du véhicule de taxi et être visible par le client pendant toute la durée de la course. Il indique le tarif applicable, la distance parcourue et le prix de la course. 

Dès qu’un taxi est occupé et que la voiture démarre, le panneau Taxi sur le toit passe du vert au rouge et le compteur se met en marche. À la fin de la course, le compteur affiche le montant total que le chauffeur doit accepter de son client pour le service rendu.

Vous avez peut-être vu les lettres A, B, C et D juste à côté de la valeur du tarif sur l’écran du taximètre. 

Voici ce qu’elles signifient en dehors de Paris :

  • A : une course de jour, avec retour en charge à la station.
  • B : une course de nuit, de dimanche ou de jour férié, avec retour en charge.
  • C : une course de jour, avec retour à vide.
  • D : une course de nuit, de dimanche ou de jour férié, avec retour à vide.

Dans la capitale, la grille est propre aux taxis parisiens et dépend de l’heure, du jour et de la zone desservie.

Seuls trois suppléments sont autorisés en plus du prix affiché au compteur : la réservation, les passagers à partir du cinquième et, dans certains départements, les bagages. À Paris, en 2026, la réservation immédiate coûte 4 €, une réservation à l’avance 7 € et le cinquième passager 5,50 €. Vérifiez la grille de votre département, car ces montants changent chaque année.

Tarifs VTC

Contrairement aux tarifs des taxis, les sociétés de VTC ne sont pas liées par des tarifs réglementés. Elles peuvent définir leur propre liste de prix. Comme nous l’avons déjà décrit, le prix d’une course est convenu à l’avance entre la société et son client. Si vous choisissez le VTC comme activité, il serait bon de vérifier toutes les sociétés de VTC actuellement en activité et leurs listes de prix.

Assurance : taxi ou VTC

Le fait de devoir souscrire une assurance en plus de toutes les autres formalités payantes peut être considéré comme une nuisance. Pourtant, une assurance vise à garantir son titulaire contre des événements imprévisibles, ce qui peut être bien plus pénible, sans parler de la charge financière.

Le chauffeur de taxi doit avoir une assurance responsabilité civile professionnelle pour couvrir les dommages matériels et corporels, et pouvoir la justifier à tout moment. Il peut choisir une assurance complémentaire pour garantir une indemnisation en cas d’accident qui entrave sa capacité à travailler.

Le chauffeur de VTC doit disposer d’une assurance responsabilité civile circulation et exploitation pour couvrir les dommages matériels et physiques en cas de sinistre. L’attestation de cette assurance fait d’ailleurs partie du dossier d’inscription au registre des VTC. Il existe également des possibilités d’assurance pour les soucis non liés au véhicule, comme la perte de bagages ou un accident au moment de la dépose.

Accepter les paiements dans une entreprise de taxi

L’argent est ce qui permet à une entreprise de fonctionner : les entreprises ont besoin d’être payées pour pouvoir se maintenir et se développer. Aujourd’hui, les terminaux de paiement équipent les taxis et offrent la possibilité de payer par carte sans descendre du véhicule. Les lecteurs de cartes bancaires sont bien accueillis par les chauffeurs de taxis et leurs clients.

Vous vous demandez peut-être si un chauffeur de taxi a le droit de refuser un paiement par carte bancaire. La courte réponse est non. Depuis la loi du 29 décembre 2016, l’article L. 3121-11-2 du code des transports impose que le passager puisse payer dans le véhicule par carte bancaire, pour toutes les courses et quel que soit le montant. 

Votre taxi doit donc être équipé d’un terminal de paiement électronique en état de marche, ainsi que d’une imprimante pour remettre une note au client (obligatoire dès 25 € et sur demande en dessous).

Les espèces, ou un paiement à distance pour une réservation, restent des options complémentaires. Il peut y avoir des frais de transaction liés à l’utilisation du terminal de paiement, mais cet équipement fait partie de votre outil de travail au même titre que le taximètre. 

myPOS propose des terminaux de paiement portables avec carte SIM intégrée, adaptés aux chauffeurs de taxi et de VTC qui encaissent par carte et sans contact, et vous aide à offrir la possibilité de payer par carte sans descendre du taxi. De nos jours, la plupart des clients recherchent des moyens de paiement sans espèces, même lorsqu’ils montent dans un taxi.

Attirer davantage de clients

Pour obtenir plus de travail en taxi, vous pouvez investir dans des efforts de marketing. En dehors de ce que nous avons déjà mentionné, vous pouvez laisser vos cartes de visite dans les clubs, les restaurants et autres établissements qui exigent que leurs clients prennent un taxi. Distribuer des prospectus dans des endroits très fréquentés et où les services de taxi sont très demandés peut également être une bonne idée.

N’oubliez pas que vous n’avez pas nécessairement besoin d’être dans les quartiers les plus fréquentés de la ville. Comme nous l’avons mentionné plus haut, vous pouvez vous installer dans des zones mal desservies afin d’obtenir un revenu régulier de clients qui, autrement, n’auraient pas le choix. Cela vous épargnera également quelques efforts pour suivre et devancer la concurrence.

Conclusion

Lorsque vous vous lancez dans l’aventure de chauffeur de taxi, qu’il s’agisse d’un taxi traditionnel ou d’un VTC, vous devez être conscient de certains aspects techniques inévitables. Vous devrez obtenir les licences nécessaires et le véhicule approprié. Que vous optiez pour l’exploitation d’une flotte avec un ensemble de chauffeurs travaillant pour vous ou que vous envisagiez de travailler en solo, vous devrez également penser à commencer par un plan d’affaires efficace, qui tienne compte du créneau que vous desservez.

Vos efforts marketing seront payants, tout comme la construction de votre marque, la projection de votre chiffre d’affaires et de vos bénéfices. Tout cela vous aidera à présenter un argumentaire solide aux investisseurs potentiels. Le travail initial peut sembler lourd, mais tout cela vous apportera des résultats à terme. Cela vous permettra d’être votre propre patron, d’apporter une valeur ajoutée au marché, de créer des emplois, de faire des affaires et de réaliser des bénéfices.

Questions fréquemment posées

Les deux activités relèvent de régimes distincts. Chaque profession a son propre examen et sa propre carte professionnelle, un même véhicule ne peut pas servir aux deux (un VTC ne doit porter aucun équipement de taxi) et l’exploitant a besoin d’une ADS pour le taxi et d’une inscription au registre pour le VTC. En pratique, cumuler suppose donc des véhicules, des cartes et des autorisations distincts pour chaque activité.

La carte professionnelle de conducteur de taxi ou de VTC est valable cinq ans. Pour la renouveler, vous devez suivre un stage de formation continue de 14 heures, puis en faire la demande auprès de votre préfecture avant la fin de validité, idéalement trois mois avant. Le stage s’effectue dans un centre de formation agréé.

Tout dépend de votre licence. Une ADS délivrée à compter du 1er octobre 2014 doit être exploitée personnellement par son titulaire. Une ADS plus ancienne peut être exploitée par des chauffeurs salariés, par un locataire-gérant ou par une coopérative. Pour un VTC, l’exploitant emploie librement des conducteurs titulaires de la carte professionnelle, à condition de les déclarer au registre avec leur numéro de carte.

Exploiter un taxi sans autorisation de stationnement, ou un VTC sans inscription au registre, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 (article L. 3124-4 du code des transports pour les taxis, L. 3124-7 pour les VTC). Le tribunal peut ajouter une suspension du permis de conduire jusqu’à cinq ans, l’immobilisation du véhicule pendant un an au plus ou sa confiscation.

Oui. La maraude reste réservée à la zone de votre ADS, mais vous pouvez prendre en charge un client n’importe où en France sur réservation préalable, y compris via une centrale ou une application. Le prix de la course reste calculé au taximètre selon les tarifs réglementés de votre département, avec le supplément de réservation prévu localement le cas échéant.

Les banques financent l’achat du véhicule et, le cas échéant, d’une ADS ancienne cessible, sur présentation de votre plan d’affaires. Vous pouvez compléter avec un prêt d’honneur auprès d’un réseau d’accompagnement à la création, une location avec option d’achat pour le véhicule, ou la location-gérance d’un taxi avec sa licence, pour démarrer sans investissement lourd. Comparez le coût total de chaque option sur plusieurs années, et non seulement le montant mensuel.

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