Le secteur du taxi en France : faits, chiffres et tendances
Dernière mise à jour : 23.09.2026
Le secteur du taxi en France fait partie du transport public particulier de personnes, le « T3P ». Cette catégorie juridique inclut les taxis, les VTC et les motos-taxis (les VMDTR). Autour d’eux travaillent les chauffeurs indépendants, les flottes, les centrales de réservation et les plateformes numériques.
Ces véhicules assurent une part de la mobilité du quotidien : les transferts vers les aéroports et les gares, les sorties nocturnes, les trajets médicaux, les déplacements en zone rurale et le dernier kilomètre d’un voyage. Or ce marché change vite, sous l’effet des plateformes VTC, de la réservation par application, du paiement digital, de l’électrification des flottes et des nouvelles attentes des passagers.
Cet article rassemble les faits, les chiffres et les tendances du marché, avec, pour chaque donnée, son année, sa source et son périmètre.
TABLE DES MATIÈRES
- Qu’est-ce que le secteur du taxi en France ?
- Quel est le poids du marché des taxis et des VTC en France ?
- Combien de chauffeurs de taxi compte la France ?
- Qui travaille dans le secteur du taxi et des VTC ?
- Combien gagnent les chauffeurs de taxi et de VTC en France ?
- Quels sont les coûts et la rentabilité d’un taxi en France ?
- Comment les plateformes VTC ont-elles changé le marché des taxis ?
- Quelle place pour la technologie et le paiement digital dans les taxis ?
- Quelles tendances façonnent le secteur du taxi en France ?
- Quels défis attendent les chauffeurs et les exploitants de taxi ?
- Quelles perspectives de croissance pour le secteur du taxi en France ?
- Comment myPOS accompagne les chauffeurs de taxi et les petites flottes ?
Qu’est-ce que le secteur du taxi en France ?
Le T3P distingue trois familles de professionnels : les taxis, les VTC (véhicules de transport avec chauffeur) et les VMDTR (véhicules motorisés à deux ou trois roues). Les centrales de réservation et les plateformes font partie de ce dispositif, car elles mettent en relation les chauffeurs et les clients sans transporter elles-mêmes.
La différence entre un taxi et un VTC repose sur un droit précis. Seul le taxi peut faire de la maraude, c’est-à-dire stationner ou circuler sur la voie publique en attente de clients, dans le périmètre de son autorisation de stationnement (l’ADS).
Le VTC, lui, travaille uniquement sur réservation préalable et ne peut pas prendre en charge un passager qui le hèle, comme le prévoit l’article L. 3120-2 du code des transports.
Cette organisation place le taxi en complément du transport public : il prolonge le train depuis les gares, dessert les aéroports, transporte des patients pour l’Assurance Maladie et reste très présent dans les communes rurales. En 2024, la France comptait ainsi 62 800 taxis et plus de 71 000 chauffeurs VTC actifs sur les plateformes.
Quel est le poids du marché des taxis et des VTC en France ?
Mesurer le marché des taxis implique de distinguer les professionnels enregistrés, les chauffeurs réellement actifs, les véhicules et les entreprises. Le tableau suivant résume les chiffres officiels les plus récents.
| Indicateur | Taxis | VTC | VMDTR (motos-taxis) |
| Véhicules ou chauffeurs en activité | 62 800 taxis en 2024 (France hors Mayotte) | 71 000 chauffeurs actifs sur les plateformes en 2024 (France hors DROM) | Pas de comptage national |
| Cartes professionnelles actives (France) | 47 800 au 1er janvier 2025 | 125 000 au 1er janvier 2025 | Non disponible (450 cartes délivrées en 2025) |
| Entreprises | 67 727 entreprises en 2021 | 71 000 exploitants inscrits au registre des VTC au 1er janvier 2025 | Non disponible |
| Part de l’Île-de-France | 36 % des taxis | 74 % des chauffeurs actifs | Non disponible |
Les données taxis et VTC proviennent du rapport 2026 de l’Observatoire national des T3P, le nombre d’entreprises de la fiche sectorielle 4932Z de l’Insee.
Un chauffeur VTC est compté comme « actif » s’il a réalisé au moins 100 courses et travaillé au moins 20 jours dans l’année, ce qui explique l’écart avec les 125 000 cartes professionnelles. Pour les taxis, seules les cartes sécurisées récentes sont comptées, car les anciennes cartes papier restent valables.
En valeur, le secteur des taxis a généré un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros hors taxes en 2021, réparti entre 67 727 entreprises dont seules 213 employaient au moins dix salariés.
Le marché des VTC se mesure autrement. Le chiffre d’affaires du segment « ride-hailing » (les courses commandées par application) atteignait 1,76 milliard de dollars américains en France en 2025, en hausse de 380 millions de dollars depuis 2017. Il s’agit d’une estimation modélisée, à distinguer des comptages administratifs.
Enfin, la demande de transport se concentre sur quelques territoires. L’Île-de-France regroupe plus d’un tiers des taxis et près des trois quarts des chauffeurs VTC actifs, et les aéroports parisiens ont accueilli 107 millions de passagers en 2025.
Pourtant, rapportés à la population, ce sont les départements ruraux qui ont le plus de taxis, avec 23 taxis pour 10 000 habitants en 2024 dans la Creuse et 22 en Lozère, contre 9 en moyenne nationale.
Combien de chauffeurs de taxi compte la France ?
La France compte 62 800 taxis en 2024, un chiffre stable par rapport à 2023 et quasi stable depuis 2010. Chaque taxi correspond à une autorisation de stationnement, ce qui explique cette stabilité : le nombre d’ADS n’augmente que si les communes en créent de nouvelles.
Les chauffeurs VTC actifs, eux, progressent vite, avec 27 % de plus qu’en 2023 et 51 % de plus qu’en 2022. Mais ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des titulaires de carte VTC, car une partie d’entre eux n’exercent pas, ou n’exercent que de façon occasionnelle.
La répartition territoriale est très contrastée. L’Île-de-France concentre 22 400 ADS de taxi en 2024, devant Auvergne-Rhône-Alpes (7 000) et l’Occitanie (4 600). Chez les VTC, 76 % des chauffeurs actifs ont reçu leur carte professionnelle en Île-de-France, puis viennent les Alpes-Maritimes (4 %), le Rhône (3 %) et les Bouches-du-Rhône (2 %).
Pour lire ces statistiques correctement, il faut distinguer cinq notions :
- Le chauffeur de taxi, titulaire d’une carte professionnelle de taxi.
- Le véhicule taxi, équipé d’un taximètre, d’un terminal de paiement électronique, d’une imprimante et d’un lumineux.
- L’autorisation de stationnement, ou « licence », qui donne le droit de maraude sur un territoire donné.
- La carte professionnelle VTC, qui autorise un chauffeur à conduire un VTC.
- L’inscription au registre des exploitants de VTC (le REVTC), obligatoire pour l’entreprise qui exploite le véhicule, même avec un seul chauffeur.
Un même véhicule peut donc être conduit par plusieurs chauffeurs, et un même chauffeur peut cumuler plusieurs de ces titres.
Qui travaille dans le secteur du taxi et des VTC ?
Le statut des chauffeurs varie d’un véhicule à l’autre. Un taxi peut être exploité par le titulaire de l’ADS lui-même, par un salarié, par un locataire-gérant qui loue le véhicule et l’autorisation, ou par une coopérative. Les ADS délivrées depuis le 1er octobre 2014 doivent, en revanche, être exploitées personnellement et effectivement par leur titulaire.
Chez les VTC, le chauffeur est le plus souvent un indépendant inscrit au REVTC, dont l’activité suit la demande sur les applications, les commissions des plateformes, les normes imposées au véhicule et l’obligation de réservation préalable. En 2024, 76 % des chauffeurs actifs ont d’ailleurs travaillé sur plusieurs des huit plateformes présentes en France.
Les taxis, eux, combinent les stations, la rue, la centrale, l’application, la clientèle directe, les gares, les aéroports et le transport de patients.
Les examens d’accès à la profession permettent d’établir le profil des nouveaux entrants. En 2025, près de 36 000 candidats se sont inscrits aux examens organisés par CMA France, soit 33 % de moins qu’en 2024, une baisse que l’Observatoire attribue à la retombée de l’effet d’aubaine des Jeux olympiques de Paris.
Ces candidats se répartissent entre 80 % de VTC et 20 % de taxi, et restent très majoritairement des hommes (81 % pour le taxi, 91 % pour le VTC). Parmi les inscrits de 2024, 73 % des candidats taxi et 45 % des candidats VTC avaient réussi l’ensemble du parcours en janvier 2026.
Les rythmes de travail suivent les pics de demande : sur les plateformes VTC, 26 % du temps de course a lieu entre 22 h et 6 h du matin, et près d’une course sur quatre débute entre 23 h et 3 h du matin le week-end.
Les gares et les aéroports représentent une part plus modeste qu’on ne le pense, avec 6 % des courses qui commencent à moins de 500 mètres d’une gare et 4 % qui se terminent à moins d’un kilomètre d’un aéroport.
Combien gagnent les chauffeurs de taxi et de VTC en France ?
Le montant encaissé pour une course correspond à un chiffre d’affaires brut, duquel le chauffeur retire ensuite le carburant ou la recharge, le financement du véhicule, l’assurance, l’entretien, le coût de l’ADS, la commission de la plateforme, les frais de comptabilité et les frais d’encaissement. Pour un taxi conventionné, une partie des recettes provient de trajets remboursés par l’Assurance Maladie, assortis de délais de paiement spécifiques.
Pour les VTC, les données les plus fiables proviennent des plateformes elles-mêmes, analysées par l’Observatoire national des T3P. En septembre et octobre 2024, une course rapportait en moyenne 17,2 euros au chauffeur, contre 18,4 euros un an plus tôt. Rapporté au temps de prestation, le chiffre d’affaires VTC atteignait 38 euros par heure avant bonus, et 1,61 euro par kilomètre parcouru.
Ces montants cachent une activité fragmentée, car un chauffeur actif effectue en moyenne 7,5 courses par jour travaillé, pour 3,9 heures de prestation quotidiennes, 4,8 jours par semaine et 36,1 semaines par année.
Les accords de branche homologués fixent un plancher. Depuis 2024, les plateformes doivent garantir au chauffeur 9 € net par course, 30 € par heure de prestation et 1 € par kilomètre, selon les modalités de calcul prévues par ces accords (les courses annulées et les bonus sont comptés à part). Ce plancher a un impact direct, puisque la part des courses payées entre 9 et 10 euros a triplé en un an, pour atteindre 24 % fin 2024.
Quant aux taxis, aucune statistique publique ne mesure le revenu individuel des chauffeurs. Le seul repère officiel reste le chiffre d’affaires du secteur, soit environ 50 000 euros par entreprise en moyenne en 2021. Ce chiffre mélange les artisans parisiens, les sociétés de plusieurs véhicules et les taxis ruraux, et n’a rien de représentatif pour un chauffeur donné.
Les écarts entre territoires se reflètent dans les tarifs. À Paris, un trajet direct entre l’aéroport Charles-de-Gaulle et la rive droite se paie au forfait de 56 € en 2026, alors qu’ailleurs beaucoup de courses courtes se rapprochent du tarif minimum national de 8 €.
Les zones touristiques concentrent les courses longues, les déplacements professionnels et les forfaits, tandis que les petites villes vivent souvent du transport conventionné. Pour ces taxis, les transports remboursés représentent en moyenne plus de la moitié du chiffre d’affaires à l’échelle nationale, et parfois 80 % ou plus.
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Quels sont les coûts et la rentabilité d’un taxi en France ?
Le premier poste de dépense, c’est le véhicule. Les taxis roulent avec des voitures âgées de 3,7 ans en moyenne en 2024, et les VTC avec des véhicules âgés de 5,3 ans. Un VTC doit d’ailleurs avoir au moins quatre portes, une puissance d’au moins 84 kW et moins de sept ans, sauf s’il est électrique ou hybride (l’arrêté du 26 mars 2015 exempte ces véhicules de ces critères).
Cette contrainte de renouvellement coûte cher en trésorerie, tout comme le carburant, l’assurance professionnelle, l’entretien, le nettoyage et le stationnement.
Le prix des licences constitue le second poste, mais uniquement pour les taxis. Les ADS délivrées depuis le 1er octobre 2014 sont gratuites, valables cinq ans, renouvelables et incessibles. Les ADS plus anciennes peuvent en revanche être vendues, sous conditions (au moins quinze ans d’exploitation, ou cinq ans depuis la dernière cession), à un prix libre fixé de gré à gré entre le vendeur et son successeur. Aucune statistique officielle ne publie ces prix.
Les VTC ont leurs propres coûts. La commission prélevée par les plateformes réduit le montant de chaque course, et son taux varie selon les applications. L’inscription au registre des exploitants est payante et doit être renouvelée tous les cinq ans. Et surtout, l’interdiction de la maraude génère des kilomètres à vide, car après chaque course le chauffeur doit retourner à sa base ou dans un lieu de stationnement autorisé s’il n’a pas de nouvelle réservation.
Pour les taxis, la rentabilité dépend d’un paramètre que le chauffeur ne maîtrise pas : le tarif réglementé. Le prix d’une course de taxi est l’un des rares prix à la consommation encore fixés par arrêté chaque année.
Pour 2026, l’arrêté du 24 décembre 2025 plafonne la prise en charge à 4,48 €, le kilomètre à 1,30 € et l’heure d’attente à 42,15 €, et aucune course ne peut coûter moins de 8 € ; dans ces limites, chaque préfet fixe les tarifs de son département.
Le chauffeur joue donc sur le reste : le mix de courses, le taux d’occupation du véhicule, le temps d’attente aux stations, les kilomètres à vide et l’accès aux flux des gares et des aéroports.
L’activité de taxi conventionné répond à une autre logique, avec, depuis le 1er octobre 2025, un forfait de prise en charge unique et un tarif kilométrique par département, et se gère comme une activité à part dans les comptes.
Dans tous les cas, la rentabilité se mesure au niveau de la vacation : suivre chaque jour les recettes, les dépenses, la part des paiements par carte et en argent liquide, les remboursements et les paiements en attente évite les mauvaises surprises en fin de mois.
Comment les plateformes VTC ont-elles changé le marché des taxis ?
L’arrivée des plateformes comme Uber, Bolt ou Heetch a d’abord changé les attentes des passagers. Commander une voiture en trois gestes, connaître le prix avant de monter, suivre l’arrivée du chauffeur sur une carte, le noter en fin de course et payer dans l’application sont devenus la norme pour les clients VTC. Ces habitudes se sont ensuite transférées aux clients de taxi.
Le taxi disposait déjà de ses propres services de réservation : les stations, la prise en charge dans la rue, les centrales téléphoniques et, plus récemment, les applications de commande.
C’est le modèle légal qui les distingue. Le taxi vend un service au tarif réglementé et garde l’exclusivité de la maraude, alors que le VTC vend une course réservée à l’avance, à un prix libre fixé avant le départ.
Les deux professions se disputent donc les mêmes passagers, mais sans jouer selon les mêmes règles, puisque le taxi dispose d’une licence et d’un tarif imposé, alors que le VTC fixe ses prix sans pouvoir prendre de client dans la rue.
Cette frontière est surveillée. En 2022, la DGCCRF a contrôlé 305 établissements (des taxis, des VTC et des centrales de réservation) et en a trouvé plus d’un sur trois en situation d’anomalie. Par exemple, des VTC qui se présentaient comme des taxis, ou des chauffeurs qui refusaient la carte bancaire pour des montants inférieurs à un seuil.
Face aux applications, les petits exploitants de taxi et les flottes rejoignent une application de commande, adoptent un logiciel de dispatch et soignent leur visibilité en ligne pour conserver une demande directe.
Le passager, lui, s’attend à un prix bas, une disponibilité immédiate et un paiement sans friction, tandis que le chauffeur compose avec la pression des commissions et l’incertitude des revenus. En matière d’usage, 17 % des Français interrogés entre juillet 2024 et juin 2025 citaient le taxi parmi les services de mobilité qu’ils utilisent, et 15 % le VTC.
Quelle place pour la technologie et le paiement digital dans les taxis ?
Le secteur du transport s’est numérisé, aussi bien pour la prise de commande que pour le paiement. Les applications de réservation, le dispatch par GPS et la maraude électronique font désormais autant partie du quotidien que les reçus dématérialisés et les exports comptables.
Le passage de l’argent liquide à la carte bancaire est encadré pour les taxis. Ils doivent accepter le paiement par carte bancaire quel que soit le montant, en application de l’article L. 3121-11-2 du code des transports, et disposer d’un terminal en état de marche.
Cette obligation s’inscrit dans les habitudes des Français, car en 2024, la carte représentait 48 % des transactions en point de vente, contre 43 % pour l’argent liquide. Le sans contact et le paiement mobile (le paiement par téléphone via une carte enregistrée dans un portefeuille numérique) se sont imposés dans la voiture comme en magasin en général.
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Chaque transaction enregistrée simplifie ensuite le rapprochement quotidien des recettes, le suivi de la TVA et la transmission des pièces à l’expert-comptable. Sur le terrain, trois détails font la différence pendant une vacation de nuit ou à l’aéroport : une connexion fiable, une autorisation rapide et un reçu remis sans discussion.
Quelles tendances façonnent le secteur du taxi en France ?
L'évolution du secteur se lit à travers six tendances de fond, toutes étayées par des données récentes.
Le passage à des véhicules moins polluants, que le secteur appelle le « verdissement des flottes », avance à deux vitesses. En 2024, 69 % des taxis parisiens et environ deux VTC sur trois roulaient en hybride non rechargeable, et respectivement 12 % et 19 % en véhicule à faibles émissions (électrique, hybride rechargeable ou hydrogène). Les taxis de province restaient à 72 % au diesel, avec seulement 7 % de véhicules à faibles émissions.
Ce choix influence le coût d'exploitation et l'accès aux zones à faibles émissions : 25 ZFE ont été instaurées en France métropolitaine, avec des restrictions qui varient d'une agglomération à l'autre, et leur suppression, votée dans la loi de simplification de la vie économique, a été censurée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026), ce qui maintient le dispositif en vigueur.
La concurrence des plateformes se poursuit, avec huit plateformes VTC en France en 2024 et une influence durable sur les prix, les commissions et les attentes des clients. En réponse, les centrales de taxis et les flottes modernisent la commande, l'affichage du prix estimé, le suivi du véhicule et la communication avec le client.
Le transport médical occupe une place croissante. En 2024, les dépenses de transport de patients ont atteint près de 6,7 milliards d'euros, dont 3,07 milliards pour les taxis (46 % du total, +7 % en un an), d'après l'Assurance Maladie. Fin 2024, 39 112 taxis étaient conventionnés, soit plus de six taxis sur dix.
L'accessibilité progresse lentement. En 2024, 4,1 % des taxis parisiens et 3,0 % des taxis de province étaient adaptés aux personnes à mobilité réduite, contre 0,4 % des VTC pour les passagers en fauteuil roulant.
Enfin, la mobilité urbaine devient multimodale : le taxi s'intègre aux gares, aux aéroports et aux services de transport public, et les applications qui combinent plusieurs modes lui ouvrent un nouveau canal de commande.
Quels défis attendent les chauffeurs et les exploitants de taxi ?
Ces tendances du marché se traduisent, pour les professionnels, par une série de contraintes à gérer simultanément :
- La hausse des coûts du véhicule, de l'énergie, de l'assurance, de l'entretien et du financement, amplifiée par l'obligation de rouler en véhicule récent.
- La pression sur les marges, sous l'effet de la concurrence des VTC, des commissions des plateformes, des kilomètres à vide et d'une demande irrégulière.
- La complexité de la réglementation du transport, entre les ADS, les cartes professionnelles, le REVTC, les règles tarifaires et les zones d'exploitation.
- Le recrutement des chauffeurs, freiné par les horaires, l'incertitude des revenus et l'examen, alors que le nombre de candidats a reculé d'un tiers en 2025.
- Les contraintes de circulation, les embouteillages, les ZFE, l'accès aux aéroports et aux gares, ainsi que le manque de bornes de recharge.
- Les attentes des passagers, qui veulent un prix clair, une disponibilité immédiate, une note, une réservation en ligne et un paiement sans argent liquide.
Vous n'avez pas la main sur les commissions des plateformes ni sur les tarifs réglementés. En revanche, vous pouvez mesurer ce que chaque vacation vous rapporte et vous coûte, pour choisir vos créneaux, vos zones et vos investissements en connaissance de cause.
Quelles perspectives de croissance pour le secteur du taxi en France ?
Les chiffres officiels dessinent un secteur à deux vitesses. Le nombre de taxis reste stable autour de 63 000 depuis plus de dix ans, tandis que le nombre de chauffeurs VTC actifs a bondi de 51 % entre 2022 et 2024 et que les exploitants inscrits au REVTC ont progressé de 28 % sur deux ans.
La demande devrait continuer à croître. Le segment « ride-hailing » comptait 10,4 millions d'utilisateurs en France en 2025, soit 1,81 million de plus qu'en 2017, et il devrait gagner encore 1,2 million d'utilisateurs d'ici 2030. Le chiffre d'affaires modélisé de ce segment progresserait de 310 millions de dollars sur la même période.
Trois forces vont orienter les prochaines années : la réglementation, l'électrification associée aux politiques de mobilité urbaine, et la concurrence par les applications. Or ces forces créent également des opportunités pour les taxis indépendants, les flottes locales, les spécialistes des transferts aéroport, le transport médical, les circuits touristiques et la mobilité rurale, là où les VTC sont presque absents.
L'avenir du secteur dépend de la réglementation et de véhicules plus propres, certes, mais également de la capacité de chaque exploitant à capter une demande directe, à s'équiper d'outils digitaux, à soigner l'expérience client et à suivre ses recettes vacation par vacation.
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En savoir plusComment myPOS accompagne les chauffeurs de taxi et les petites flottes ?
myPOS propose un taxi POS (TPE pour taxi) et VTC qui accepte, dans le véhicule, les paiements par carte, le paiement sans contact et les portefeuilles mobiles comme Apple Pay et Google Pay. Le terminal embarque une carte SIM 4G préinstallée, fonctionne sur batterie et envoie les reçus par e-mail ou par SMS, ou les imprime, selon le modèle.
Ces terminaux mobiles conviennent aux chauffeurs de taxi indépendants, aux exploitants de VTC, aux petites flottes, au transport événementiel et aux services de transfert aéroport. Le mode multi-opérateur permet à une flotte de suivre l'activité de chaque chauffeur depuis un même terminal, et les revenus des courses sont crédités sur votre compte myPOS en quelques secondes. Vous ne payez ni frais mensuels ni engagement, mais une commission sur chaque transaction.
Pour les trajets convenus à l'avance, les clients entreprises ou les paiements à distance, vous pouvez envoyer un lien de paiement par SMS ou par e-mail. Le client règle sa réservation ou un acompte avant même de monter dans le véhicule, ce qui limite les annulations non payées.
Enfin, l'historique des transactions vous aide à rapprocher vos recettes au quotidien, à distinguer la part des paiements par carte et en espèces, à retrouver un remboursement et à préparer vos déclarations de TVA.
Si vous envisagez de créer une entreprise de taxi ou de VTC, ou de devenir chauffeur de taxi en France, un encaissement efficace fait partie d'un service moderne, au même titre qu'un véhicule propre et une réservation simple.
Questions fréquemment posées
Combien coûte une licence de taxi en France ?
Tout dépend de la date de l'autorisation. Les ADS délivrées depuis le 1er octobre 2014 sont gratuites, valables cinq ans, renouvelables et incessibles, mais elles s'obtiennent après une inscription sur la liste d'attente de la commune. Les ADS antérieures s'achètent auprès d'un titulaire qui cesse son activité, à un prix libre fixé de gré à gré, sans statistique officielle. À Paris, ces prix restent élevés et exigent souvent un financement bancaire.
Quelle formation suivre pour devenir conducteur de taxi ou de VTC ?
Les deux professions passent un examen organisé chaque mois par CMA France, avec une épreuve d'admissibilité (la théorie) puis une épreuve d'admission (la pratique). Vous pouvez le préparer seul ou avec un organisme de formation, mais moins d'un candidat VTC sur deux réussit l'intégralité du parcours. Après l'examen, la préfecture vérifie le permis et le casier judiciaire, puis une carte professionnelle valable cinq ans vous est délivrée. Les conducteurs de taxi et de VTC suivent ensuite un stage de formation continue tous les cinq ans.
Un chauffeur de taxi peut-il refuser un paiement par carte bancaire ?
Non. Les taxis doivent accepter le paiement par carte bancaire quel que soit le montant de la course, et le terminal doit être en état de marche. Un refus, ou un montant minimum imposé pour payer par carte, fait partie des anomalies relevées par la DGCCRF lors de ses contrôles. Le client peut le signaler à la mairie ou, à Paris, à la préfecture de police.
Qu'est-ce qu'un taxi conventionné ?
Un taxi conventionné a signé une convention avec la caisse primaire d'Assurance Maladie de son département. Il transporte des patients sur prescription médicale et se fait rembourser directement par l'Assurance Maladie, selon une tarification spécifique. Depuis le 1er octobre 2025, cette tarification repose sur un forfait de prise en charge, un tarif kilométrique départemental et des majorations ciblées, avec un développement du transport partagé.
Quelle TVA s'applique aux courses de taxi et de VTC ?
Le transport intérieur de voyageurs relève du taux réduit de TVA de 10 %, tant pour les taxis que pour les VTC. Ce taux s'applique aux courses effectuées en France, quel que soit le mode de commande. Un chauffeur en franchise en base de TVA ne facture pas de TVA, mais il ne la récupère pas non plus sur ses achats, y compris sur son véhicule.
Un VTC peut-il attendre des clients devant une gare ou un aéroport ?
Non. Le code des transports réserve la maraude aux taxis. Un VTC ne peut ni stationner ni circuler sur la voie publique en quête de clients, ni prendre en charge un passager que sur réservation préalable. Sans nouvelle réservation, il doit retourner à sa base ou dans un lieu de stationnement autorisé hors de la chaussée.
Sources
Les taxis et VTC : accès à la profession, offre de transport, équipement
Taxi, VTC, VMDTR et CPA : réglementation des transports publics particuliers de personnes
Article L3120-2 - Code des transports
Article L3121-2 - Code des transports
Article L3121-11-2 - Code des transports
Fiche secteur 4932Z - Transports particuliers de voyageurs par taxis
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Résultats annuels 2025 - Groupe ADP
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Number of users of ride-hailing & taxi in France from 2017 to 2030
Online revenue in the ride-hailing market in France from 2017 to 2030








