Monter sa boîte de conseil : le guide pas à pas
Date de publication : 05.01.2026
Dernière mise à jour : 05.01.2026
Monter sa boîte de conseil est une ambition partagée par de nombreux professionnels en France. Que vous soyez expert en marketing, en finance ou en ressources humaines, transformer votre savoir-faire en une entreprise de conseil peut offrir flexibilité, autonomie et opportunités financières concrètes.
Ce guide complet vous explique comment créer une société de conseil, définir votre positionnement, choisir votre statut juridique et développer durablement votre activité. Vous y trouverez également des conseils pratiques sur les aspects juridiques, fiscaux, commerciaux et organisationnels essentiels à votre réussite.
TABLE DES MATIÈRES
- Qu’est-ce qu’une entreprise de conseil ?
- Définir votre domaine d’expertise
- Rédiger un business plan solide
- Immatriculer votre entreprise et organiser vos finances
- Définir une stratégie de tarification des services
- Trouver vos premiers clients et construire votre réseau
- Offrir des prestations de conseil de qualité
- Développer votre activité de conseil
- Checklist juridique et fiscale pour consultants
Qu’est-ce qu’une entreprise de conseil ?
Le marché français du conseil est en constante progression : en 2023, il prenait 9 % de croissance. Cette croissance régulière est portée par la digitalisation, la transformation des organisations et les besoins d’expertises spécialisées.
Une entreprise de conseil fournit un accompagnement professionnel pour aider une organisation ou un particulier à résoudre un problème, améliorer un processus ou atteindre un objectif.
Le rôle du consultant n’est pas d’exécuter une tâche, mais d’apporter un regard expert, des recommandations structurées et un plan d’action.
Les avantages et les inconvénients
Créer une activité de conseil offre de nombreux avantages, mais elle comporte également des défis à anticiper. Parmi les réels atouts, on compte de faibles coûts de lancement, un rythme plutôt flexible et une rémunération potentiellement élevée.
Mais les défis existent également : la prospection est permanente, vous pouvez ressentir de l’isolation, la gestion administrative est potentiellement lourde, et vos revenus peuvent être volatils.
Créer une société de conseil peut donc représenter une formidable opportunité, à condition d’avoir une vision claire des défis et des responsabilités qui en découlent.
Exemples de services de conseil
Les domaines d’intervention sont nombreux et peuvent s’adapter à tous types de profils.
Vous pouvez monter une boîte de conseil en devenant :
- Consultant en marketing (stratégies d’acquisition, image de marque, webmarketing)
- Consultant en stratégie (business model, organisation, performance)
- Consultant en finance (gestion, prévisions, audits)
- Consultant en ressources humaines (recrutement, QVT, formation)
- Consultant juridique
- Consultant indépendant en organisation, opérations ou RH
Ces secteurs affichent régulièrement une demande élevée, notamment auprès des TPE/PME qui ne disposent pas de ressources internes. Ces spécialisations couvrent une grande variété de besoins professionnels. À vous de choisir celle qui correspond à votre parcours et à la demande du marché.
Définir votre domaine d’expertise
Votre positionnement est le cœur de votre activité : il influence vos prix, vos clients et votre crédibilité. Une définition claire de votre niche vous permet d’éviter la concurrence généraliste et d’attirer des clients prêts à payer plus pour une expertise précise.
Évaluer vos compétences et expériences
Avant de définir votre offre, prenez le temps de dresser un inventaire de vos compétences. Identifiez vos forces : vos diplômes, vos expériences professionnelles, vos certifications et formations. Déterminez dans quel secteur vous pouvez apporter une valeur ajoutée concrète. Par exemple, un ancien responsable marketing ayant géré un budget annuel de 500 000 € dispose d’une base solide pour devenir consultant en marketing.
Demandez-vous : quelles problématiques avez-vous résolues avec succès ? Quels résultats tangibles pouvez-vous démontrer ? Votre capacité à illustrer votre expérience par des faits concrets renforcera votre positionnement.
N’hésitez pas à solliciter l’avis de votre entourage professionnel pour confirmer votre positionnement ou révéler des atouts que vous sous-estimez. Une solide expertise en conseil est indispensable pour inspirer confiance à vos futurs clients.
Identifier les opportunités sur le marché
Il ne suffit pas d’être compétent, encore faut-il que votre offre réponde à une demande. Analysez la demande locale ou sectorielle. Utilisez une analyse concurrentielle pour repérer les niches à fort potentiel.
Posez-vous les questions suivantes :
- Y a-t-il des secteurs mal desservis dans votre région ?
- Vos concurrents sont-ils positionnés sur des offres généralistes ?
- Existe-t-il des tendances émergentes (digitalisation, RSE, transitions écologiques) ?
Cette réflexion vous aidera à formuler une offre de services de conseil pertinente et différenciante.
Définir votre proposition de valeur pour le marché français
Pour convaincre, il faut expliquer précisément ce que vous apportez. Votre proposition de valeur doit répondre à la question : pourquoi un client vous choisirait-il, vous plutôt qu’un autre ?
Clarifiez ce qui vous distingue : votre expérience sectorielle, votre disponibilité, la flexibilité de la tarification de vos services, ou encore l’accompagnement personnalisé que vous proposez.
Ciblez un segment précis, comme le conseil aux entreprises en croissance, les indépendants, ou les TPE du secteur local. Votre message doit être clair et adapté au contexte français. C’est une base essentielle pour réussir à trouver des clients et se démarquer.
Rédiger un business plan solide
Le business plan est un outil indispensable pour structurer votre projet. Même si vous ne cherchez pas d’investisseurs, il vous oblige à poser des objectifs précis et à anticiper les besoins financiers.
Fixer des objectifs à court et long terme
Déterminez où vous voulez être dans 6 mois, 1 an, 3 ans. Appuyez-vous sur des objectifs financiers réalistes et quantifiables.
Ces objectifs peuvent concerner :
- Le chiffre d’affaires à atteindre
- Le nombre de clients à conquérir
- Le développement d’un nouveau service
- Le passage d’un statut d’auto-entrepreneur à une SASU
Fixer une direction vous permettra d’ajuster vos actions commerciales et vos investissements. Par exemple, selon Twineeds, un consultant freelance facture entre 500 € et 900 € la journée, et peut monter jusqu’à 1200 €. Fixer des objectifs permet donc d’adapter votre stratégie commerciale.
Estimer les coûts de démarrage et les recettes attendues
Évaluez les investissements nécessaires pour lancer votre activité. Réalisez un prévisionnel financier en euros, incluant cotisations sociales, assurances, outils digitaux et frais de déplacement.
Un bon prévisionnel intègre :
- Les charges fixes (logiciels, RC Pro, comptabilité)
- Les charges variables (déplacements, sous-traitance)
- Les recettes estimées (par type de mission ou client cible)
Cela vous permet de déterminer le nombre minimum de missions nécessaires pour atteindre votre revenu souhaité. Cette étape vous permet aussi d’ajuster votre offre en fonction de la rentabilité attendue et d’anticiper les premiers mois parfois creux d’une création d’entreprise.
Choisir un statut juridique adapté
Le choix de votre statut juridique pendant la création de l’entreprise de conseil est fondamental. Il impacte la fiscalité, la couverture sociale, les démarches administratives et votre crédibilité.
Voici les principaux statuts disponibles :
- Auto-entrepreneur : idéal pour tester une activité avec des obligations allégées
- SASU : adaptée aux ambitions de croissance avec une fiscalité modulable
- SARL : structure classique pour travailler à plusieurs
Chaque forme a ses spécificités en matière de fiscalité du consultant, de régime fiscal des bénéfices, et de gestion. L’important est d’aligner votre statut avec vos ambitions. Prenez le temps de choisir un statut juridique adapté à vos objectifs.
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Immatriculer votre entreprise et organiser vos finances
Une fois votre projet validé, il est temps d’officialiser votre activité. Cela passe par l’immatriculation, la mise en place de vos outils financiers et la protection juridique de votre activité.
Immatriculation de l’entreprise
L’immatriculation de l’entreprise s’effectue via le portail officiel du Guichet Unique. Cette plateforme permet de centraliser l’envoi des documents nécessaires à la création.
L’immatriculation donne lieu à :
- La création de votre numéro SIRET
- L’obtention de votre code APE, souvent 7022Z pour les activités de conseil
- Votre enregistrement auprès des organismes sociaux (URSSAF, caisse de retraite)
Le délai moyen d’obtention d’un SIRET est de 15 à 30 jours. Cette étape est indispensable pour facturer légalement et démarrer votre déclaration d’activité.
Souscrire à une assurance RC Pro
La Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) protège contre les risques liés à votre mission : les erreurs, les négligences, ou encore les préjudices causés à un client. Elle est obligatoire dans plusieurs secteurs, notamment pour un consultant en finance, un consultant juridique ou un consultant en ressources humaines.
En 2024, le coût moyen d’une RC Pro pour un consultant indépendant se situe en moyenne à 450 € par an. Elle est obligatoire pour un consultant en finance, un consultant en ressources humaines lorsqu’il traite des dossiers sensibles, ou un consultant juridique.
Souscrire cette assurance renforce également votre crédibilité : certaines entreprises exigent une attestation de RC Pro avant de signer un contrat.
Gérer votre trésorerie avec des outils comptables
Une gestion financière claire améliore la rentabilité et limite les risques d’erreurs. Les consultants performants mettent en place des outils dès le début pour suivre leurs flux financiers.
Voici les pratiques à adopter :
- Utiliser un système de facturation conforme à la loi anti-fraude
- Suivre la trésorerie hebdomadairement
- Anticiper les cotisations du régime social des indépendants
- Préparer un tableau de bord financier simple
Pensez à automatiser votre gestion en ayant recours à des outils comptables adaptés. Penchez-vous également sur les outils IA : selon Bpifrance, ces outils doivent permettre de réattribuer 30 % des ressources vers l’opérationnel.
La rigueur dans la gestion financière vous évite des erreurs coûteuses. Pensez à anticiper les cotisations liées au régime social des indépendants, surtout si vous optez pour le micro-BNC.
Définir une stratégie de tarification des services
Votre tarification influence directement votre positionnement sur le marché. Les entreprises paient pour une expertise, un gain mesurable, une réduction de risque ou une accélération de projet. Votre prix doit refléter la valeur créée et pas seulement le temps passé.
Choisir un modèle de tarification
Il existe plusieurs approches pour facturer vos prestations.
À vous de choisir celle qui correspond le mieux à votre offre et à votre organisation :
- Taux horaire (50 à 150 €/h) : pertinent pour les missions courtes ou exploratoires. Cette option offre de la souplesse, mais peut pénaliser les missions longues.
- Forfait par projet : utilisé pour les projets structurés (audit, plan stratégique, formation). Cette option permet d’annoncer un prix clair et facilite la gestion pour le client. C’est idéal pour les missions bien cadrées.
- Abonnement mensuel : idéal pour les PME recherchant un accompagnement continu.
- Tarification à la valeur : basée sur l’impact généré pour le client (ROI, gain de temps, chiffre d’affaires). Cette option est efficace si votre expertise a un impact financier clair.
Souvent, les consultants indépendants préfèrent le forfait car il permet une meilleure maîtrise du temps et de la marge. Quel que soit le modèle choisi, veillez à le justifier avec des éléments concrets, en lien avec vos livrables.
Valoriser les résultats avec le pricing basé sur la valeur
La tarification des services selon la valeur est de plus en plus répandue. Il ne s’agit plus de vendre du temps, mais du résultat. Cela suppose de bien comprendre les objectifs du client, ses attentes et les bénéfices attendus de votre intervention.
Cette approche nécessite une forte évaluation financière de l’impact de votre mission : les gains, les économies réalisées, la croissance que vous apportez, etc. Elle est particulièrement pertinente pour un consultant en stratégie ou un consultant en marketing.
Les entreprises veulent une transformation mesurable. Pour les convaincre, montrez l’impact potentiel de votre intervention.
Par exemple :
- Une réduction du taux d’attrition de 8 % et une économie estimée : 45 000 € / an.
- L’optimisation du tunnel d’acquisition : +18 % de conversions en 3 mois.
Une évaluation financière en amont légitime votre prix et augmente le taux d’acceptation des devis.
Encadrer les prestations par contrat
Les contrats sont essentiels pour éviter les dérives de périmètre (« scope creep »). Ils garantissent une compréhension partagée des engagements.
Détaillez systématiquement :
- Les livrables attendus
- Les limites d’intervention
- Les délais et étapes clés
- Les modalités de paiement
Prévoyez également les aspects liés à la propriété intellectuelle. Attention, car des litiges professionnels peuvent émerger d’un manque de cadrage initial — une raison de plus pour formaliser chaque mission. Un bon contrat protège les deux parties et renforce votre professionnalisme.
Trouver vos premiers clients et construire votre réseau
La prospection est souvent l’étape la plus difficile pour un consultant débutant. Pourtant, c’est aussi celle qui détermine la rapidité avec laquelle vous atteindrez vos premiers objectifs financiers.
Créer un site professionnel avec témoignages et cas clients
Votre site internet est votre vitrine. Il doit présenter clairement votre offre, vos domaines d’intervention, vos tarifs indicatifs, et des preuves sociales (avis clients, réalisations, études de cas).
Par exemple, les pages avec des études de cas peuvent augmenter les conversions. Intégrez également un lien de paiement pour faciliter la réservation d’un service ou le règlement d’un acompte.
Participer à des événements professionnels et utiliser LinkedIn
Le réseautage est essentiel pour développer votre réseau de consultants et accéder à des opportunités de mission. Les missions de conseil peuvent souvent se décrocher via le réseau.
Le réseautage vous aide à identifier les besoins réels des entreprises, rencontrer des décideurs et à obtenir des recommandations directes.
Voici comment procéder :
- Participez aux salons professionnels (Salon SME, Salon des entrepreneurs, etc.)
- Rejoignez des groupes LinkedIn francophones dédiés au conseil
- Participez à des événements locaux organisés par les Chambres de commerce
Ces rencontres peuvent déboucher sur des partenariats, des recommandations ou des contrats directs.
Démontrer son expertise grâce au contenu
Positionnez-vous comme expert en publiant des contenus utiles. En effet, la diffusion de contenu expert est l’un des moyens les plus efficaces pour gagner en visibilité. Articles, vidéos, analyses sectorielles… Tout format permettant de valoriser votre expertise attire des clients qualifiés.
Cette démarche de “thought leadership” vous permet de bâtir votre légitimité sur le long terme. Pensez aussi à des campagnes d’e-mailing ciblées ou des offres d’appel, comme une session gratuite d’audit pour susciter l’intérêt.
Offrir une séance découverte
Une séance découverte gratuite facilite la prise de contact et vous distingue de la concurrence. Elle permet de comprendre rapidement si vous pouvez créer une expertise en conseil utile pour le prospect.
Proposer un échange initial sans engagement est une manière efficace de lever les objections. Cela vous permet aussi d’identifier rapidement les besoins du prospect. Ce premier contact est aussi l’occasion de valoriser votre accompagnement des entreprises et de montrer la qualité de votre approche.
Offrir des prestations de conseil de qualité
La réussite d’un consultant ne dépend pas uniquement de sa capacité à obtenir des missions, mais surtout de la qualité du service délivré. Une mission bien menée conduit souvent à d’autres collaborations.
Mener un diagnostic structuré
Un diagnostic solide repose sur une analyse méthodique : collecte de données, entretiens, audit de documents et benchmarks sectoriels. Un bon diagnostic permet d’identifier l’écart entre la situation actuelle et l’objectif recherché.
La première phase consiste à analyser la situation du client. Posez les bonnes questions, écoutez activement, et définissez des objectifs clairs :
- Quelles sont les priorités du client ?
- Quels indicateurs suivre ?
- Quels résultats attendus dans quel délai ?
Exemple : pour un audit RH, vous pouvez analyser le turnover, la satisfaction interne ou la structure salariale. Cette étape est la base d’un livrable pertinent et d’un bon retour sur investissement.
Assurer une communication fluide
Une mission réussie repose aussi sur la relation client. Soyez transparent, à l’écoute, et proactif dans vos échanges. Une communication transparente réduit les risques d’incompréhension. Elle permet aussi de renforcer la confiance, indispensable dans le conseil.
Selon PwC, 86 % des clients affirment que les interactions humaines sont importantes : la communication régulière peut donc influencer fortement leur satisfaction. Pour communiquer correctement, assurez-vous d’envoyer des points d’étape réguliers, de clarifier les actions en cours et les responsabilités et surtout restez accessible en cas de besoin. Cette posture rassure vos clients et renforce la fidélité à la marque.
Livrer des résultats mesurables
Les entreprises veulent des résultats concrets. À la fin de chaque mission, formalisez les résultats avec un rapport d’analyse, une synthèse ou encore un tableau de bord. Utilisez des KPI adaptés au secteur : le coût d’acquisition client, le taux d’engagement, la productivité horaire, la performance commerciale, etc..
Documentez vos livrables pour faciliter la prise de décision et nourrir vos futures études de cas. Ce travail renforce la satisfaction client et nourrit votre argumentaire pour vos futures démarches commerciales.
Développer votre activité de conseil
Un consultant qui réussit est un consultant qui anticipe : fidélisez vos clients, optimisez votre activité, apprenez à déléguer et à monter en expertise. Lorsque vous avez réalisé vos premières missions, votre objectif consiste à stabiliser puis à accélérer votre développement.
Fidéliser vos clients existants
Fidéliser un client coûte 5 à 7 fois moins cher que d’en conquérir un nouveau, et un client satisfait est un client fidèle. Entretenez la relation après la mission : proposez un bilan, offrez des services complémentaires, tenez-les informés de vos nouveautés.
Un suivi régulier permet aussi de générer des recommandations ou d’obtenir des missions récurrentes.
Renforcer vos capacités
Lorsque votre charge de travail augmente, vous devrez élargir votre capacité d’intervention. Deux stratégies s’offrent à vous : la sous-traitance ou le recrutement.
La sous-traitance permet de déléguer des tâches spécifiques ou chronophages, comme la préparation de supports, l’analyse de données ou la recherche sectorielle. Cette approche flexible vous permet d’accepter davantage de missions sans alourdir votre structure.
Le recrutement devient pertinent lorsque votre portefeuille de clients se stabilise et que vos besoins deviennent récurrents. Embaucher un consultant junior ou un assistant vous aide à augmenter votre productivité et à structurer votre offre.
Constituer un réseau de consultants permet également de décrocher des projets plus complexes et mieux rémunérés.
Utiliser des outils pour gagner en efficacité
L’automatisation est un levier puissant pour améliorer votre efficacité. Les consultants qui structurent leurs outils digitaux gagnent du temps, réduisent les erreurs et suivent plus précisément la performance de leur activité.
Un CRM professionnel vous permet de :
- Suivre vos prospects et clients
- Automatiser les relances commerciales
- Centraliser les informations et échanges
- Identifier les opportunités de mission.
Selon Salesforce, l’usage d’un CRM augmente la productivité de 25 % en moyenne.
Les outils de planification (Notion, Trello, Asana) facilitent la gestion des projets, la coordination avec des freelances et le respect des délais. Ils améliorent votre visibilité globale et sécurisent l’exécution de vos missions.
Enfin, automatiser vos encaissements grâce à des solutions adaptées, comme les liens de paiement myPOS, simplifie votre administration quotidienne et renforce votre trésorerie.
Checklist juridique et fiscale pour consultants
Pour travailler dans un cadre sécurisé et conforme, plusieurs obligations s’imposent dès le lancement de votre activité.
Déclarations légales et fiscales
Les consultants exerçant en France doivent se conformer à plusieurs obligations administratives et fiscales :
- Déclaration auprès de l’URSSAF dès la création, que vous soyez auto-entrepreneur ou au régime BNC.
- Respect du plafond micro-BNC de 77 700 €. En cas de dépassement, passage automatique au régime réel.
- TVA : franchise jusqu’à 37 500 € de chiffre d’affaires (plafond majoré 41 250 €). Au-delà, déclaration et collecte obligatoires.
- Déclaration annuelle des revenus selon votre régime fiscal des bénéfices (IR ou IS).
Une bonne compréhension de ces règles limite les risques d’erreur et les pénalités potentielles.
Contrats et mentions légales
Un contrat de mission clair et structuré sécurise votre relation avec le client et protège votre activité. Il doit inclure :
- Le périmètre exact de la mission
- Les objectifs et livrables attendus
- Les échéances et modalités de révision
- Les honoraires et conditions de paiement
- Les clauses de confidentialité
- La propriété intellectuelle et les droits sur les livrables
Les litiges entre consultants et leurs clients proviennent souvent d’un manque de précision dans le contrat. Mieux vaut donc détailler chaque élément.
Conformité RGPD
En tant que consultant, vous manipulez souvent des données sensibles : informations RH, données financières, documents stratégiques internes. Le respect du RGPD est donc essentiel.
Assurez-vous de :
- Stocker les données sur des outils sécurisés et conformes au RGPD
- Limiter l’accès aux informations confidentielles
- Informer clairement les clients du traitement de leurs données
- Protéger vos communications (emails chiffrés, partage sécurisé de fichiers).
Le respect du RGPD renforce la confiance des clients et protège votre activité contre les risques juridiques.
Questions Fréquemment Posées
Quel diplôme faut-il pour devenir consultant freelance ?
Aucun diplôme n’est obligatoire pour exercer en tant que consultant en France. En revanche, une expertise solide reste indispensable pour convaincre des clients. Elle peut venir de votre expérience professionnelle, de certifications ou de formations continues. Certains métiers du conseil exigent malgré tout des qualifications spécifiques, comme le conseil juridique ou financier, qui requièrent des connaissances réglementaires ou techniques approfondies.
Combien gagne un consultant freelance en France ?
Les revenus varient selon l’expérience, la spécialisation et la capacité à trouver des clients. En moyenne, un consultant débutant facture entre 300 et 500 euros par jour, tandis qu’un consultant confirmé se situe entre 600 et 900 euros. Les experts très spécialisés, notamment en stratégie ou transformation digitale, peuvent dépasser 1 200 euros par jour. Le revenu réel dépend ensuite du volume de missions et de la stabilité du portefeuille clients.
Quel est le meilleur statut pour créer une société de conseil ?
Le choix du statut lors de création d’entreprise dépend de vos objectifs. L’auto-entreprise convient pour tester une activité et bénéficier de démarches simplifiées. La SASU offre davantage de flexibilité, notamment si vous envisagez une croissance rapide ou le versement de dividendes. La SARL ou l’EURL constitue une structure solide pour les projets à plusieurs ou nécessitant un cadre juridique plus strict. Le meilleur statut d’entreprise individuelle est celui qui correspond à votre ambition, à votre prévisionnel financier et à vos préférences en matière de fiscalité et de protection sociale.
Comment trouver mes premiers clients en tant que consultant ?
Les premiers clients proviennent souvent du réseau existant : anciens collègues, contacts professionnels, partenaires ou relations locales. Un site professionnel bien structuré aide également à convertir vos visiteurs en prospects. LinkedIn est un levier particulièrement efficace pour attirer l’attention, notamment grâce à la publication régulière de contenus experts. La participation à des salons professionnels, aux événements des Chambres de commerce ou à des groupes LinkedIn francophones augmente aussi votre visibilité et vos opportunités.
Comment fixer mes tarifs de consultant ?
Votre tarification dépend de votre expertise, de la valeur créée pour le client et de la nature de la mission. Le taux horaire convient aux interventions courtes, tandis que le forfait par projet apporte de la clarté pour les missions bien définies. La tarification à la valeur repose sur les bénéfices mesurables que vous apportez, comme des économies, une augmentation de chiffre d’affaires ou un gain de productivité. Cette approche nécessite une compréhension précise des objectifs du client, mais elle permet souvent d’obtenir des rémunérations plus élevées et mieux alignées avec les résultats délivrés.





