Comment accepter les paiements par carte bancaire dans une petite entreprise ? Les options et les solutions
Dernière mise à jour : 03.11.2026
Accepter les paiements par carte, c’est encaisser une carte de débit ou de crédit en magasin, en ligne, par téléphone ou à distance, selon la manière dont vous vendez. Vos clients s’y attendent, mais l’offre de terminaux, de comptes, d’applications et de passerelles rend le choix difficile.
Vous n’avez pourtant pas besoin d’un terminal de comptoir ni d’un contrat monétique complexe pour commencer. La bonne solution de paiement dépend de votre activité, de votre volume, de votre panier moyen, de vos canaux de vente et de vos projets.
Voici comment décider où vos clients paieront, quelle méthode d’encaissement convient, quel matériel il vous faut, quels frais prévoir, comment l’argent vous parvient, quelles règles de sécurité s’appliquent et comment comparer les offres.
Que signifie accepter les paiements par carte pour une petite entreprise ?
Accepter la carte, c’est permettre à votre client de payer sans argent liquide. Entre le moment où il présente sa carte et celui où les fonds arrivent sur votre compte, chaque transaction suit le même parcours en cinq temps :
- Le client présente sa carte, son téléphone ou saisit ses données en ligne.
- Les informations de paiement sont transmises, chiffrées, au prestataire.
- La banque émettrice autorise ou refuse la transaction.
- Vous recevez une confirmation sur le terminal ou dans votre application.
- Les fonds vous sont versés, immédiatement ou après un délai selon le prestataire.
Au moment du paiement, vous ne recevez donc pas l’argent, mais une autorisation : la banque du client accepte l’opération et réserve le montant. Ce n’est pas encore un paiement définitif, car l’autorisation peut expirer ou être contestée plus tard.
Six acteurs interviennent : vous, votre client, votre prestataire de paiement ou acquéreur, le réseau de cartes (CB, Visa ou Mastercard), la banque émettrice et votre compte professionnel, qui reçoit les fonds.
Il y a plusieurs choses à noter. Un remboursement est un crédit distinct, versé après le règlement, alors qu’une annulation avant le règlement efface simplement l’autorisation. Une transaction en attente n’est pas encore de l’argent disponible, un paiement peut échouer après l’autorisation, et c’est la date de versement qui compte pour votre trésorerie.
Les prestataires modernes regroupent souvent toute cette chaîne en un seul service, avec un compte, un terminal et une application de gestion des encaissements, sans négociation avec une banque acquéreuse. C’est pourquoi une petite entreprise peut accepter la carte en quelques jours.
Pourquoi accepter les paiements par carte bancaire ?
La carte est le principal moyen de paiement en magasin en France. En 2024, elle représentait 48 % des transactions aux points de vente, contre 43 % pour les espèces et 4 % pour le paiement mobile, alors que les espèces restent majoritaires dans la zone euro.
Vos clients attendent donc de payer par carte de débit ou de crédit, en paiement sans contact, avec leur téléphone ou leur montre. Le rapport 2025 de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement indique que le sans contact a représenté 72 % des paiements par carte de proximité en 2025, et que le paiement mobile a représenté plus de 19 %, en hausse de 38 % sur un an.
Refuser la carte, c'est donc risquer de perdre une vente auprès d'un client qui n'a pas d'argent liquide. La carte simplifie également votre quotidien : moins d'espèces à manipuler et à déposer, un historique de chaque transaction, un rapprochement plus simple et l'encaissement à distance ou en ligne.
Cependant, ces avantages ont un prix. Chaque transaction entraîne une commission, le matériel a un coût, les fonds arrivent parfois avec un délai, et votre terminal a besoin d'une connexion. Un client peut également contester un paiement (le « chargeback », ou rétrofacturation), et l'article L. 133-24 du code monétaire et financier lui accorde un délai de 13 mois pour signaler une opération non autorisée.
Ne proposer que le paiement par carte n'est pas une option en France. La loi interdit, en principe, de refuser un paiement en espèces, sous peine d'une amende de 150 €. Cependant, le paiement en espèces est plafonné à 1 000 € pour un client domicilié fiscalement en France, et vous pouvez refuser plus de 50 pièces.
Vous pouvez refuser le chèque ou la carte si vous les affichez clairement, et rien ne vous oblige à accepter les cryptomonnaies ni une devise autre que l'euro.
De quoi avez-vous besoin pour commencer à accepter les paiements par carte ?
Les besoins varient selon la méthode choisie, mais la liste de départ reste courte :
- Un prestataire de services de paiement, l'entreprise agréée qui traite vos transactions.
- Un compte professionnel pour recevoir vos encaissements.
- Une vérification de votre identité et de votre entreprise, imposée par la réglementation.
- Un terminal de paiement électronique ou un smartphone compatible pour les paiements en personne.
- Une passerelle ou une page de paiement pour la vente en ligne.
- Un lien de paiement ou un terminal virtuel pour les transactions à distance.
- Une connexion internet ou des données mobiles.
Ouvrir un compte professionnel et accepter la carte sont deux choses différentes : le compte reçoit votre argent, alors que l'acceptation suppose un contrat avec un acquéreur ou un prestataire de paiement, qui traite les transactions électroniques.
À l'ouverture du compte, vous devrez présenter l'identité de votre entreprise, sa forme juridique, l'identité des dirigeants et des bénéficiaires effectifs, l'adresse d'exploitation, le chiffre d'affaires attendu et la nature de l'activité. L'article L. 561-5 du code monétaire et financier impose en effet aux prestataires de paiement d'identifier leur client avant toute relation d'affaires. Un prestataire peut durcir ses conditions pour une activité jugée risquée ou pour les ventes à distance, où la fraude est plus fréquente qu'en magasin.
Quelles sont les principales façons d'accepter les paiements par carte ?
Choisissez d'abord en fonction de l'endroit où se trouve votre client au moment de payer : au comptoir, à table, à domicile, en ligne ou par téléphone. Pour chaque situation, vous pouvez employer une méthode différente:
| Méthode de paiement | Convient à | Client présent ? | Usage type |
|---|---|---|---|
| Terminal de comptoir | Les commerces à emplacement fixe | Oui | Les boutiques, les accueils |
| Terminal portable | Les paiements dans l'établissement | Oui | Les restaurants, les cafés |
| Terminal mobile | Les paiements hors de l'établissement | Oui | Les artisans, la livraison, les marchés |
| Lecteur couplé au smartphone | Les micro-entreprises à faible volume | Oui | Les indépendants, les ventes occasionnelles |
| Tap to Pay | Les très petites entreprises mobiles | Oui | Les freelances, les services mobiles |
| Lien de paiement | Les paiements à distance | Non | Les acomptes, les réservations |
| Paiement en ligne | Le e-commerce | Non | Les boutiques en ligne |
| Terminal virtuel | Les commandes par téléphone ou courrier | Non | Les réservations, les commandes à distance |
| Paiement par QR code | Les situations mixtes | Variable | La restauration, les événements |
Option 1 : les terminaux de paiement de comptoir
Un terminal de comptoir reste à poste fixe, près de la caisse, en Wi-Fi, en Ethernet ou en 4G. Il convient aux boutiques, aux boulangeries, aux pharmacies et aux comptoirs de service, partout où le client vient à vous, avec un parcours d'encaissement familier et souvent une imprimante intégrée.
En revanche, il ne vous suit pas jusqu'au client et il occupe le comptoir. Pour choisir le votre, comparez la vitesse, la connectivité, l'imprimante, les moyens de paiement acceptés, les intégrations avec votre caisse et les frais. Un encaissement rapide au comptoir compte d'ailleurs parmi les leviers de la fidélisation dans le commerce de détail.
Option 2 : les terminaux de paiement portables
Un terminal portable circule dans votre établissement, sur batterie, en Wi-Fi ou en données mobiles. La restauration en fait l'usage le plus fréquent, avec le paiement à table, le service en terrasse ou à l’accueil d'un hôtel.
L'autonomie devient alors décisive, car un appareil déchargé en plein service bloque les encaissements. Vérifiez également la gestion des pourboires et le mode multi-opérateur si plusieurs serveurs partagent l'appareil.
Apporter le paiement jusqu'au client améliore l'expérience client, un des leviers décrits dans notre guide sur la fidélisation des clients en restaurant.
Option 3 : les terminaux de paiement mobiles
Un terminal réellement mobile fonctionne hors de vos murs et dispose de sa propre carte SIM. C’est indispensable pour les artisans, les taxis, les livreurs, les commerçants de marché, les esthéticiennes et les autres services à domicile.
La connectivité mobile intégrée est indispensable, car votre client ne vous fournira pas son Wi-Fi. Vérifiez l'autonomie, la robustesse, le poids et la couverture du réseau là où vous travaillez.
Attention : les opérateurs ferment leurs réseaux 2G d'ici fin 2026 et leurs réseaux 3G entre 2028 et 2029, donc un terminal mobile doit désormais absolument fonctionner en 4G.
Option 4 : les lecteurs de carte couplés à un smartphone ou une tablette
Un lecteur couplé fonctionne avec l'application du prestataire sur votre smartphone ou votre tablette : vous associez le lecteur via Bluetooth, vous saisissez la vente dans l'application, puis le client paie sur le lecteur.
Le lecteur ne coûte que quelques dizaines d'euros, mais il faut un téléphone en plus. L'encaissement se fait via le Bluetooth et l'application, vous gérez deux batteries, et une mise à jour du système peut rendre le lecteur incompatible. Ce choix convient aux indépendants à très faible volume et, au quotidien, un terminal autonome fait gagner du temps.
Option 5 : le Tap to Pay sur smartphone
Un smartphone compatible peut accepter des paiements sans contact sans terminal : vous saisissez le montant dans l'application, puis votre client approche sa carte, son téléphone ou sa montre.
Le GIE Cartes Bancaires décrit ce « SoftPOS » comme une solution pour les taxis, les livreurs, les artisans, les marchés ou les magasins éphémères, et les frais de paiement sont généralement les mêmes que ceux d’un terminal du même prestataire.
Le Tap to Pay convient aux entreprises qui démarrent, aux saisonniers, aux points de vente temporaires et comme solution de secours en cas de panne du terminal. Il faut toutefois un téléphone compatible et récent, dont la batterie devient celle de votre terminal.
L'application myPOS Glass, par exemple, fonctionne sur iPhone XS ou plus récent et sur Android 11 ou plus récent, aux mêmes tarifs que les terminaux.
Transformez votre téléphone en TPE et ne manquez plus jamais un paiement
En savoir plusOption 6 : les liens de paiement
Un lien de paiement vous permet de demander un règlement à distance sans terminal : vous envoyez le lien par e-mail, SMS ou messagerie, votre client ouvre une page de paiement sécurisée, saisit les données de sa carte, et vous recevez la confirmation.
Il règle un acompte, une réservation, une demande reçue par téléphone ou une vente sur les réseaux sociaux, sans site d'e-commerce. Selon le prestataire, vous pouvez fixer une date d'expiration, suivre le statut, relancer le client et procéder au remboursement. Avec myPOS, un lien de paiement est facilement créé depuis l'application ou le terminal.
Ne collectez jamais les numéros de carte par e-mail, SMS ou messagerie : ces canaux ne sont pas sécurisés et vous exposent à des risques de fraude.
Option 7 : le paiement en ligne sur votre site
Pour vendre sur votre propre site, il vous faut trois éléments :
- La passerelle de paiement est le service qui transmet les données de la carte à votre prestataire pour autorisation.
- La page de paiement est l'écran où votre client saisit les informations de sa carte.
- L'intégration relie ces deux éléments à votre plateforme d'e-commerce, qui gère votre catalogue et vos commandes.
La page de paiement existe sous deux formes. Avec une page hébergée, votre client quitte votre site au moment de payer et règle sur une page du prestataire, qui prend en charge la sécurité des données de carte à votre place. Avec un paiement intégré, le formulaire s'affiche directement sur votre site, ce qui offre un parcours plus fluide, mais vous impose davantage de travail technique et des obligations de sécurité supplémentaires. Pour une petite entreprise, l’hébergement d’une page est le choix le plus simple.
Une fois la solution en place, c'est le parcours client qui fait la différence, car chaque étape perdue entre le panier et la confirmation se traduit par une vente perdue. Soignez le paiement mobile, prévoyez une relance des paniers abandonnés, acceptez les portefeuilles numériques comme Apple Pay et Google Pay, et préparez la gestion des remboursements et des contrôles antifraude.
Sachez également que l'authentification forte, généralement via 3-D Secure, s'applique aux achats en ligne en Europe : votre client confirme le paiement depuis l'application de sa banque, ce que votre prestataire doit prendre en charge.
Le marché en vaut la peine : les Français ont dépensé 196,4 milliards d'euros en ligne en 2025, pour un total de 3,2 milliards de transactions. Vérifiez enfin que la solution de paiement s'intègre à votre plateforme, car toutes les combinaisons ne sont pas disponibles.
Option 8 : les terminaux virtuels
Un terminal virtuel est une interface sécurisée dans laquelle un utilisateur autorisé de votre entreprise saisit lui-même les informations de la carte du client pour une transaction à distance, dite MOTO (« mail order, telephone order »). Il sert aux réservations par téléphone, à certaines ventes entre entreprises et aux commandes à distance.
Ces transactions sans carte présente coûtent plus cher et exposent davantage à la fraude : le rapport 2025 de l'OSMP relève un taux de fraude de 0,322 % sur les paiements à distance hors internet, contre 0,011 % en proximité. Ne stockez jamais les données de carte de vos clients, ni sur papier ni dans un fichier.
Option 9 : les parcours de paiement par QR code
Un QR code relie votre client à une page de paiement. Imprimez-le au comptoir, posez-le sur une table de restaurant, affichez-le sur un écran ou insérez-le dans un document envoyé au client.
Distinguez le QR code qui déclenche un paiement par carte sur une page de paiement sécurisée du QR code de virement bancaire, qui pré-remplit un virement dans l'application de la banque du client : les deux ne passent ni par les mêmes circuits ni par les mêmes frais.
Le QR code complète un terminal plus qu'il ne le remplace, car il demande une manipulation de plus que le geste d'approcher sa carte.
Vous recherchez une solution de paiement adaptée à votre activité ? Vous êtes au bon endroit !
Profitez de 10 % de réduction sur votre première commande en remplissant le formulaire ci-dessous !
Quelle option de paiement par carte convient à quel type de petite entreprise ?
Dans le tableau suivant, découvrez ces neuf options sous forme de profils d'activité :
| Type d'activité | Environnement de paiement | Options adaptées | Fonctionnalités à privilégier |
| Boutique | Une caisse fixe | Un terminal de comptoir ou un smart TPE | La rapidité, les tickets, les intégrations |
| Café | Un comptoir et des tables | Un terminal portable | Le pourboire, la batterie, les tickets |
| Restaurant | Le paiement à table | Un terminal portable ou un smart TPE | Le mode multi-opérateur, le pourboire, l'impression |
| Artisan | Le domicile du client | Un terminal mobile ou le Tap to Pay | Les données mobiles, la portabilité |
| Commerçant de marché | Un emplacement temporaire | Un terminal mobile | La batterie, la connexion autonome |
| Freelance | En personne et à distance | Le Tap to Pay et les liens de paiement | Le matériel minimal, la souplesse |
| Salon de coiffure ou de beauté | Plusieurs postes | Un terminal portable ou un smart TPE | Le pourboire, l'usage par l'équipe, le reporting |
| Taxi | La mobilité | Un terminal mobile ou le Tap to Pay | La 4G, la batterie |
| Hôtel ou chambre d'hôtes | L'accueil et les réservations à distance | Un terminal et des liens de paiement ou un terminal virtuel | La pré-autorisation, les paiements à distance |
| Vendeur en ligne | Le e-commerce | Le paiement en ligne | Les intégrations, la conversion, l'antifraude |
| Commerce omnicanal | Le magasin et le site | Des terminaux et le paiement en ligne | Le reporting unifié, le rapprochement |
Beaucoup d'entreprises combinent plusieurs méthodes : un artisan associe un terminal mobile pour les chantiers et des liens de paiement pour les acomptes, un commerçant ajoute le paiement en ligne à son magasin, et un restaurateur garde le Tap to Pay en secours. C'est d'autant plus simple quand tout se gère depuis un seul compte.
Compte marchand, acquéreur, facilitateur de paiement : qui fait quoi ?
Le vocabulaire autour de l'acceptation de carte peut être déroutant, mais pas de panique : il s'agit d'un processus simple.
Un contrat d'acceptation de paiement, que les banques appellent également contrat monétique ou contrat commerçant, vous autorise à accepter les cartes d'un réseau donné. Dans le modèle traditionnel, il est signé avec un acquéreur, la banque ou l'établissement qui traite vos transactions et vous reverse les fonds, et le compte marchand est le compte sur lequel ces fonds sont crédités avant d'être virés sur votre compte courant.
Les prestataires de services de paiement modernes, souvent agréés en tant qu'établissements de paiement ou d'établissements de monnaie électronique, regroupent le contrat d'acceptation, le compte, le terminal et le reporting dans une seule inscription en ligne. On parle de facilitateur de paiement lorsque le prestataire vous enregistre sous son propre contrat d'acquisition.
Deux prestataires peuvent donc proposer des terminaux ressemblants avec des structures de compte très différentes, qui ont six conséquences : la rapidité de l'ouverture, le niveau des frais, le délai de versement, la qualité du reporting, le service client et la fréquence des contrôles de risque.
Quels modes de paiement une petite entreprise doit-elle accepter ?
Accepter les cartes ne se limite plus à insérer une carte à puce : le même terminal doit traiter la puce et le code, le sans contact, les cartes de débit et de crédit, Apple Pay, Google Pay et les autres portefeuilles numériques.
En France, la plupart des cartes sont des cartes CB co-badgées Visa ou Mastercard, et un terminal destiné au marché français a tout intérêt à accepter le réseau CB en plus des réseaux internationaux, même si aucune règle ne l'impose.
Avec myPOS, vous pouvez accepter les paiements Visa et accepter les paiements Mastercard sur tous les terminaux, qui acceptent également les cartes CB, les titres-restaurant dématérialisés et les portefeuilles mobiles.
Si vous servez une clientèle internationale, vérifiez l'acceptation des cartes étrangères et de réseaux comme American Express, JCB ou UnionPay, souvent facturés plus cher, et distinguez quatre notions :
- Accepter une carte émise à l'étranger, qui règle en euros au taux de sa banque.
- Encaisser dans une autre devise, ce que certains prestataires permettent sans compte dans cette devise, en convertissant les fonds.
- Proposer la conversion dynamique de devise, où le client paie dans sa monnaie à un taux affiché par le terminal.
- Recevoir les fonds dans une autre devise, ce qui suppose un compte adapté.
Pour un commerce de proximité, accepter les cartes étrangères en euros suffit presque toujours.
Combien coûte l'acceptation des paiements par carte ?
Le coût d'un encaissement par carte additionne plusieurs composantes, et c'est leur total qui compte pour votre rentabilité.
Le coût du terminal ou du matériel
À l'achat, les mini-terminaux de paiement les plus économiques coûtent entre 30 et 70 €, tandis qu'un smart TPE avec imprimante peut dépasser 150 €.
En location, il coûte une trentaine d'euros par mois, avec un engagement de 36 mois ou plus. Ajoutez les accessoires : la station de charge, l'imprimante, les rouleaux de papier et le remplacement en cas de casse.
Les commissions sur les transactions
La commission est le plus souvent un pourcentage du montant, parfois complété par un montant fixe par transaction, notamment en ligne. Elle couvre l'interchange versé à la banque du client, les frais du réseau de cartes et la marge du prestataire.
Le règlement européen 2015/751 plafonne l'interchange à 0,2 % pour les cartes de débit et à 0,3 % pour les cartes de crédit des particuliers, mais exclut les cartes d'affaires et les réseaux tripartites comme American Express, ce qui explique leur prix plus élevé.
Une tarification unique applique le même taux à toutes les cartes ; une tarification différenciée distingue les cartes françaises, commerciales et hors Europe. Votre panier moyen compte beaucoup : avec 0,20 € de frais fixes par transaction, une vente de 5 € supporte 4 % de frais fixes, contre 0,2 % pour une vente de 100 €.
Les frais mensuels ou l'abonnement
Un abonnement peut réduire les commissions, mais il doit être rentabilisé par votre volume d'encaissement.
Prenons les tarifs myPOS en France pour les cartes françaises de particuliers et de l'EEE :
- Sans abonnement : 1,69 % par transaction.
- Avec abonnement à 19 €/mois : 0,89 % par transaction.
Sur 2 000 € encaissés par mois, les frais sont de 33,80 € sans abonnement, contre 36,80 € avec abonnement. À 5 000 €, ils passent respectivement à 84,50 € et 63,50 €.
Le bon choix de carte pour vous dépend donc du montant réellement encaissé par carte, et non uniquement du taux annoncé.
Les coûts de connectivité
Un TPE mobile fonctionne généralement en Wi-Fi, en 4G ou en combinant les deux. Certains prestataires incluent la carte SIM et les données mobiles, tandis que d'autres facturent un forfait supplémentaire.
Si vous vendez sur les marchés, en livraison ou lors d'événements, vérifiez la couverture mobile et les éventuels frais de connexion à l'étranger. Un terminal moins cher à l'achat peut s'avérer plus coûteux s'il nécessite un abonnement séparé.
Les frais des paiements en ligne et sans carte présente
Les paiements par lien, sur un site e-commerce ou par saisie manuelle peuvent avoir des tarifs différents de ceux des paiements sur terminal.
Par exemple, myPOS facture 1,30 % + 0,20 € pour certains paiements en ligne effectués avec des cartes de particuliers françaises ou de l'EEE. Pour une vente de 10 €, cela représente 0,33 € de frais, soit 3,3 % du montant.
Si vous encaissez régulièrement de petites sommes à distance, comparez le coût réel par paiement, et pas seulement le pourcentage affiché. Vérifiez également si les transactions saisies manuellement sont soumises à une majoration.
Les frais de remboursement, de contestation et de services annexes
Certains frais n'apparaissent qu'en cas d'incident ou lors de l'utilisation d'un service particulier.
Avant de signer, consultez la grille tarifaire complète pour vérifier :
- Remboursements : la commission initiale est-elle restituée ?
- Contestations (chargebacks) : quels frais s'appliquent lorsqu'un client conteste une transaction ?
- Devises étrangères : quels frais de conversion sont prélevés ?
- Virements et services annexes : les transferts vers votre banque, les terminaux supplémentaires ou les options premium sont-ils payants ?
Vérifiez aussi les conditions de résiliation : un contrat de location avec engagement peut prévoir des frais si vous souhaitez changer de prestataire avant son terme.
Un exemple de calcul de coût
Voici un exemple, avec des hypothèses à adapter, construit sur la grille tarifaire myPOS :
- Un chiffre d'affaires de 6 000 € par carte par mois.
- 300 transactions par mois, soit un panier moyen de 20 €.
- 90 % des encaissements en magasin et 10 % en ligne via le lien de paiement.
- Des cartes grand public françaises ou de l'EEE, facturées 1,69 % en magasin et 2,19 % + 0,20 € en ligne dans la formule One sans abonnement, ou 0,89 % et 1,39 % + 0,15 € dans la formule Plus à 19 € par mois.
- Un terminal myPOS Go 2 acheté 39 € HT.
En formule One, les commissions s'élèvent à environ 110 € par mois (91 € en magasin et 19 € en ligne) ; en formule Plus, l'abonnement de 19 € s'ajoute à environ 61 € de commissions, soit 80 € par mois. Sur la première année, terminal compris, l'entreprise dépense donc environ 1 364 € en One et 998 € en Plus.
Le taux affiché ne suffit donc pas : au-delà d'environ 2 400 € de chiffre d'affaires par carte par mois, la formule avec abonnement devient moins chère dans cet exemple. Refaites le calcul avec vos chiffres pour chaque offre.
Comment comparer correctement les tarifs des paiements par carte ?
Les grilles tarifaires des prestataires ne se présentent jamais de la même façon, donc la seule comparaison fiable consiste à les appliquer toutes au même scénario.
Fixez d'abord vos hypothèses : un chiffre d'affaires mensuel par carte, un nombre de transactions, un panier moyen, une répartition entre cartes françaises et étrangères, ainsi qu'un canal de paiement. Calculez ensuite ce que chaque offre vous coûterait dans ce scénario unique.
Dans ce calcul, séparez en quatre lignes : le coût initial du matériel, l'abonnement mensuel, les commissions sur les transactions et les options payantes. Ce découpage vous évite de confondre un prestataire bon marché à l'achat, grâce à un terminal peu coûteux, avec un prestataire bon marché à l'usage, grâce à de faibles commissions.
Trois erreurs de comparaison reviennent souvent :
- Comparer un taux en magasin à un taux en ligne, alors que le second est toujours plus élevé.
- Comparer un taux promotionnel, limité dans le temps, avec un taux permanent.
- Comparer un taux sur des cartes françaises avec un taux sur des cartes internationales, plus chères.
Enfin, modélisez au moins trois volumes : un volume faible, le volume attendu et un volume de croissance, car le classement des offres évolue avec votre activité.
Avec les tarifs myPOS en magasin, la formule sans abonnement coûte environ 34 € par mois pour 2 000 € de chiffre d'affaires par carte, et 254 € pour 15 000 €, alors que la formule Plus, avec son abonnement de 19 €, passe de 37 € à 153 €. La formule la moins chère au départ n'est donc pas forcément celle qui le restera lorsque votre chiffre d'affaires aura augmenté.
Comment commencer à accepter les paiements par carte, étape par étape ?
Pour accepter les paiements par carte dans votre commerce, suivez ces huit étapes, du choix du terminal jusqu'à la vérification des premiers encaissements.
Étape 1 : déterminer où vos clients paieront
Choisissez votre solution selon le lieu d'encaissement : un TPE fixe pour un comptoir, un terminal mobile avec connexion 4G pour les déplacements, ou un lien de paiement pour facturer à distance.
Si vous vendez uniquement sur devis et que vos clients paient après l'intervention, un terminal physique n'est pas forcément nécessaire.
Étape 2 : calculer votre volume de paiements
Estimez votre chiffre d'affaires mensuel par carte, le nombre de transactions et votre panier moyen.
Par exemple, 200 paiements de 25 € représentent 5 000 € d'encaissements mensuels. Utilisez ces chiffres pour comparer les frais des prestataires. Tenez également compte des variations saisonnières : un abonnement peut être peu rentable pendant les mois creux.
Étape 3 : choisir les moyens de paiement à accepter
Vérifiez que la solution accepte les cartes CB, Visa et Mastercard, ainsi que les paiements sans contact via Apple Pay et Google Pay.
Selon votre activité, vous pouvez également avoir besoin d'American Express, de titres-restaurant ou de cartes étrangères. Vérifiez leur compatibilité et leurs commissions, car leur acceptation n'est pas systématiquement garantie.
Étape 4 : comparer les prestataires sur le coût total
Demandez une simulation tarifaire en fonction de votre volume mensuel. Comparez le coût du terminal, l'abonnement, les commissions, les délais de versement et les conditions de résiliation.
Calculez le coût sur 12 mois, plutôt que de comparer uniquement le prix du matériel ou le taux affiché. Vérifiez également la disponibilité du support client, notamment si vous encaissez le soir ou le week-end.
Étape 5 : ouvrir votre compte commerçant
Préparez votre numéro SIRET, une pièce d'identité, les coordonnées de votre entreprise et votre IBAN. Selon votre statut et le prestataire, un extrait Kbis, les statuts ou des informations sur les bénéficiaires effectifs peuvent être demandés.
Le prestataire vérifie ces informations avant d'activer le service. Assurez-vous que les données déclarées correspondent à celles de votre entreprise afin d’éviter des demandes de documents supplémentaires.
Étape 6 : installer et configurer le terminal
Connectez le TPE au Wi-Fi ou au réseau mobile, puis configurez les paramètres nécessaires : tickets, accès des employés, pourboires éventuels et la connexion au logiciel de caisse.
Si le terminal est relié à la caisse, vérifiez que le montant de chaque vente est correctement transmis afin d’éviter les erreurs de saisie et les doubles enregistrements.
Étape 7 : tester le parcours complet de paiement
Avant d'encaisser un premier client, effectuez une transaction de test conformément à la procédure du prestataire.
Vérifiez que le montant est correct, que l'opération apparaît dans l'historique et que les justificatifs nécessaires peuvent être remis au client. Testez également la procédure de remboursement et prévoyez une solution de secours en cas de panne de connexion.
Étape 8 : suivre les encaissements et les versements
À la fin de chaque journée, comparez les paiements enregistrés sur le TPE aux ventes de votre caisse.
Distinguez les montants encaissés, les commissions, les remboursements et les sommes effectivement versées. Par exemple, pour 500 € de paiements et 8 € de frais, le versement net attendu est de 492 €, hors autres ajustements.
Exportez régulièrement les transactions pour votre comptabilité et vérifiez les éventuels écarts avant la clôture du mois.
Que rechercher chez un prestataire de paiement par carte ?
Jugez votre prestataire selon dix critères. Pour chacun, posez une question précise plutôt que de vous fier à la plaquette commerciale :
- L'acceptation des paiements : quels réseaux de cartes, portefeuilles mobiles, paiements en ligne et à distance sont pris en charge ?
- La gamme de terminaux : des modèles de comptoir, portables, mobiles, des smart TPE, une imprimante et le Tap to Pay sont-ils proposés ?
- La connectivité : le Wi-Fi, les données mobiles et une connexion de secours sont-ils prévus ?
- La simplicité d'utilisation : l'installation, les menus, les remboursements et les tickets sont-ils simples ?
- Le versement des fonds : à quelle vitesse, sur quel compte, et comment les transférer vers un autre compte ?
- La tarification : le matériel, les commissions, les abonnements, les frais moins visibles et les frais sur les cartes étrangères sont-ils clairement annoncés ?
- Le reporting : l'historique, les exports et le reporting par appareil, par site ou par opérateur existent-ils ?
- Le service client : par quels canaux, à quelles heures, en quelle langue, et avec quelle procédure de remplacement ?
- Le contrat : la durée minimale, la résiliation, la propriété du terminal, les frais d'inactivité et les minimums mensuels sont-ils acceptables ?
- L'évolutivité : pouvez-vous ajouter des appareils, des employés, des sites et des canaux de vente sans changer de prestataire ?
Un prestataire qui élude la question des frais ou du contrat vous fera perdre du temps à chaque étape.
Quelles fonctionnalités du terminal de paiement faut-il examiner ?
Les fonctionnalités d'un terminal se jugent à l'usage, pas sur la fiche technique. Voici, en cinq familles, celles qui changent le quotidien d'une petite entreprise.
L'autonomie de fonctionnement et la batterie
Un terminal autonome, équipé du Wi-Fi ou d'une carte SIM intégrée, fonctionne sans smartphone associé. C'est particulièrement utile pour les marchés, les livraisons et les déplacements chez les clients.
Vérifiez que la batterie tient toute votre journée de travail, et pas seulement quelques heures en veille. Un terminal utilisé en continu, avec impression de tickets et connexion 4G, se décharge plus rapidement.
Si vous enchaînez les encaissements pendant 8 à 10 heures, privilégiez un modèle avec une batterie remplaçable, une station de charge ou une recharge USB-C. Vérifiez aussi si le terminal peut continuer à accepter les paiements pendant la recharge, pour éviter toute interruption de service.
Les tickets et l'imprimante intégrée
Depuis le 1er août 2023, le ticket de caisse et le ticket de carte ne sont plus imprimés systématiquement en France, mais remis à la demande du client, sauf exceptions comme la note obligatoire pour une prestation de services de 25 € et plus. La DGCCRF précise toutefois que vous devez toujours pouvoir remettre un ticket papier si le client le demande.
Un terminal moderne propose donc le ticket imprimé, l'envoi par e-mail ou par SMS, et le ticket dématérialisé via un QR code. L'imprimante intégrée apporte un réel confort à fort volume, mais ajoute du poids et un coût inutiles pour un artisan qui envoie ses tickets par SMS.
Le pourboire, le mode multi-opérateur et la pré-autorisation
Dans la restauration et les services, vérifiez que le terminal permet aux clients d'ajouter un pourboire avant de valider le paiement, avec un montant libre ou un pourcentage. Le rapport des transactions doit permettre de distinguer les pourboires des ventes.
Si plusieurs employés partagent le même TPE, le mode multi-opérateur permet d'identifier les transactions de chacun, ce qui facilite le suivi des encaissements et la répartition des pourboires. Vérifiez si les rapports détaillent les montants par employé.
Pour les hôtels et les locations, la préautorisation permet de bloquer temporairement un montant sur la carte du client, sans la débiter immédiatement. Avant de choisir votre terminal, vérifiez qu'il permet de confirmer, d'ajuster ou d'annuler cette réservation de fonds. Vérifiez également sa durée de validité. Ces fonctions ne sont pas disponibles sur tous les appareils.
Les remboursements, la recherche de transactions et les applications
Un remboursement ou une annulation doit être traité rapidement par un employé autorisé, et la recherche d'une transaction par montant, par date ou par les derniers chiffres de la carte répond aux questions des clients et facilite le rapprochement.
Les smart TPE sous Android vont plus loin, car ils accueillent des applications en plus du paiement : la gestion des stocks, un programme de fidélité, la prise de commande ou une caisse enregistreuse.
Si vous enregistrez vos ventes avec une application de caisse, celle-ci doit respecter les conditions de l'article 286 du code général des impôts, qui encadre les logiciels de caisse.
Les intégrations avec vos logiciels de caisse, de comptabilité et d'e-commerce
Un TPE compatible avec votre logiciel de caisse permet de transmettre automatiquement le montant à encaisser au terminal, puis de récupérer le résultat du paiement. Vous évitez ainsi les doubles saisies et les erreurs de montant.
myPOS propose plusieurs méthodes d'intégration :
- Logiciels de caisse : connexion des terminaux compatibles via API, SDK ou liaison locale pour synchroniser les paiements.
- Sites e-commerce : plugins prêts à l’emploi pour WooCommerce, PrestaShop, Magento et OpenCart.
- Comptabilité et stocks : exploitation des données de transactions via des API ou des exports, selon les possibilités offertes par votre logiciel.
Avant de choisir, vérifiez la compatibilité entre votre terminal et vos logiciels existants. Testez en particulier trois opérations, car toutes les intégrations ne les synchronisent pas automatiquement : la remontée du statut de paiement, les remboursements et le rapprochement des transactions.
Peut-on accepter les paiements par carte sans terminal de paiement ?
Oui. Le Tap to Pay transforme votre smartphone en terminal de paiement sans contact en personne, et les liens de paiement, le paiement en ligne, le terminal virtuel et le QR code couvrent les ventes où le client n'est pas devant vous.
Chaque option remplace le terminal dans un cas précis seulement : le Tap to Pay ne lit ni les cartes sans puce sans contact ni les cartes à bande magnétique, le lien de paiement ne convient pas à une file d'attente au comptoir, et le terminal virtuel reste réservé aux commandes par téléphone ou par courrier.
Distinguez les paiements en personne, où le client approche sa carte, des paiements sans carte présente, où il saisit ses données : les seconds coûtent plus cher et exposent davantage à la fraude. La disponibilité et l'éligibilité varient d'un prestataire à l'autre, donc vérifiez-les avant de compter dessus.
Acceptez les paiements par carte et développez votre activité avec myPOS Go 2
En savoir plusLes paiements par carte sont-ils sécurisés ?
Les paiements par carte reposent sur un modèle de sécurité éprouvé, sans garantir le risque zéro. Le rapport 2025 de l'OSMP chiffre le taux de fraude des paiements par carte à 0,047 % des montants en 2025, le plus bas jamais enregistré, avec 0,011 % en proximité et 0,124 % sur internet.
Le cadre de référence s'appelle PCI DSS, pour « Payment Card Industry Data Security Standard » : il s'agit d'un ensemble d'exigences techniques et organisationnelles imposées à toute entreprise qui stocke, traite ou transmet des données de carte. Le plus simple pour une petite entreprise est de ne jamais manipuler ces données et de laisser le terminal et la page de paiement du prestataire s'en charger.
Plusieurs mécanismes protègent chaque transaction : le chiffrement rend les données illisibles pendant la transmission, la tokenisation remplace le numéro de carte par un jeton inutilisable ailleurs, et la puce EMV empêche la copie de la carte.
Le sans contact par carte plafonne les paiements sans code à 50 € par opération, avec saisie du code après 150 € cumulés ou 5 opérations consécutives, alors qu'un téléphone déverrouillé par empreinte digitale ou reconnaissance faciale authentifie déjà le client et peut dépasser ce plafond.
En ligne, l'authentification forte, le plus souvent via 3-D Secure, demande au client de confirmer le paiement depuis l'application de sa banque.
Cinq responsabilités vous reviennent :
- Utiliser des appareils et des logiciels approuvés par votre prestataire, et en France agréés par le GIE Cartes Bancaires pour le réseau CB.
- Installer les mises à jour du terminal et de vos applications.
- Contrôler les accès de vos employés avec des comptes d’opérateur distincts.
- Ne jamais noter ni enregistrer les données de la carte d'un client en dehors de l'interface prévue.
- Surveiller les transactions inhabituelles, les remboursements répétés et les contestations.
En résumé, laissez la sécurité des paiements et des données de carte à la charge du prestataire, et occupez-vous de vos accès, de vos mises à jour et de vos habitudes en caisse.
Faut-il un seul prestataire de paiement ou plusieurs ?
Un seul prestataire vous offre un reporting unifié, un seul interlocuteur, moins de contrats et un rapprochement comptable plus simple : pour la plupart des petites entreprises, c'est le bon choix de départ.
Plusieurs prestataires se justifient dans certains cas : cela vous apporte un moyen d'encaissement de secours, des fonctionnalités spécialisées pour votre site e-commerce, ou des ventes dans plusieurs pays avec des couvertures différentes.
Cette multiplication a un prix : vous aurez plusieurs grilles de frais, plusieurs versements, plusieurs tableaux de bord et plusieurs rapprochements à effectuer. Alors avant d'ajouter un prestataire, vérifiez que le premier ne couvre pas déjà le besoin.
Comment construire une solution de paiement qui évolue avec votre entreprise ?
Vos besoins de paiement évoluent avec votre activité : vous commencez souvent seul avec un terminal, puis vous ajoutez des appareils, des employés, un deuxième point de vente, la vente en ligne, puis une clientèle internationale.
Changer de prestataire après deux ans a un coût : il faut renégocier un contrat, racheter des terminaux, reformer une équipe et reconstruire des relations. Avant de signer, regardez trois capacités : la gestion centralisée du compte, qui permet d’ajouter un terminal ou un site sans nouvelle inscription, le reporting consolidé de tous vos points de vente, et les permissions par appareil, par utilisateur et par site.
Comment comparer les solutions d'acceptation de paiement par carte ?
Plutôt que de comparer des marques, ce comparatif oppose les grands modèles d'offre du marché français, car c'est le modèle économique qui décide de votre coût réel et de vos contraintes.
La méthode de comparaison
Toutes les données portent sur le marché français. Les chiffres myPOS ont été relevés sur le site myPOS France en octobre 2026, les ordres de grandeur du marché proviennent du dossier France Num mis à jour le 7 novembre 2025, et le tableau signale les produits qui ne sont pas directement comparables.
Les sites des prestataires font foi pour les prix, les commissions, le versement des fonds et le contrat : vérifiez chaque chiffre avant de signer.
Comment myPOS se positionne-t-il ?
myPOS illustre le modèle du terminal acheté, sans abonnement obligatoire : tous les terminaux fonctionnent avec le même compte professionnel, les fonds sont crédités en quelques secondes et myPOS n'impose ni engagement minimum ni frais de résiliation.
Le myPOS Go 2, à 39 € HT, est le terminal de poche autonome avec SIM 4G incluse et tickets numériques.
Le myPOS Go Combo, à 99 € HT, inclut une station d'impression et de recharge pour le comptoir.
Le myPOS Flex, à 69 € HT, est un TPE intelligent compact, capable d’effectuer plus de 550 transactions par charge.
Le myPOS Ultra, à 179 € HT, inclut une imprimante intégrée et des applications Android.
Le même compte donne accès au Tap to Pay, aux liens de paiement, au paiement en ligne avec une intégration WooCommerce et une API, ainsi qu’au terminal virtuel. Les formules One, Plus et Pro, à 0 €, 19 € et 39 € par mois, appliquent 1,69 %, 0,89 % et 0,79 % en magasin sur les cartes grand public françaises et de l'EEE, des taux en ligne distincts et un supplément de 0,5 % pour le terminal virtuel.
Le comparatif des modèles d'offre
Le tableau suivant compare les cinq modèles les plus répandus, sur un scénario commun de 6 000 € de chiffre d'affaires par carte par mois en magasin.
| Critère | Terminal acheté sans abonnement (modèle myPOS) | Lecteur couplé au smartphone | TPE loué avec contrat monétique bancaire | Tap to Pay sur smartphone | Caisse tout-en-un avec terminal intégré |
| Terminal d'entrée de gamme | Le Go 2 à 39 € HT | Quelques dizaines d'euros | Inclus dans la location, environ 30 € par mois | Aucun matériel | Un matériel de caisse à acheter ou à louer |
| Smart TPE | Le Flex à 69 € HT, l'Ultra à 179 € HT | Rarement proposé | Selon le catalogue de la banque | Sans objet | Intégré à la caisse |
| Imprimante intégrée | Avec le Go Combo ou l'Ultra | Rarement | Le plus souvent | Non | Oui, généralement |
| Tap to Pay | Inclus, mêmes tarifs | Selon le prestataire | Rarement | Oui | Selon l'éditeur |
| Liens de paiement et paiement en ligne | Inclus sur le même compte | Selon le prestataire | Souvent un contrat séparé | Selon le prestataire | Selon l'éditeur |
| Terminal virtuel | Inclus, avec un supplément de 0,5 % | Rarement | Sur demande | Non | Rarement |
| Commission en magasin | De 1,69 % (One) à 0,79 % (Pro) sur les cartes grand public françaises et de l'EEE | Généralement plus de 1 %, autour de 1,7 % | Généralement inférieure à 1 % selon France Num, à négocier avec la banque | Identique aux terminaux du même prestataire | Variable selon l'éditeur |
| Abonnement | Aucun en One, 19 € ou 39 € en Plus ou Pro | Généralement aucun | Une location mensuelle | Aucun | Un abonnement logiciel mensuel |
| Engagement | Aucun | Généralement aucun | 36 mois ou plus | Aucun | Souvent annuel |
| Coût mensuel à 6 000 € de CA carte | Entre 72 € (Plus) et 101 € (One) | Environ 102 € à 1,7 % | Environ 84 € avec 30 € de location et 0,9 % (hypothèse) | Comme le terminal autonome du même prestataire | L'abonnement plus les commissions |
| Versement des fonds | En quelques secondes sur le compte professionnel myPOS | Selon le prestataire | De 24 à 72 heures selon les banques | Selon le prestataire | Selon le prestataire associé |
| Tickets | Numériques, imprimés avec le Go Combo ou l'Ultra | Numériques le plus souvent | Imprimés le plus souvent | Numériques | Imprimés et numériques |
| Connectivité mobile | Une SIM 4G incluse et le Wi-Fi | Le Bluetooth vers le téléphone | Une ligne fixe, l'Ethernet, le Wi-Fi ou une SIM selon le modèle | La connexion du téléphone | Le Wi-Fi ou l'Ethernet |
| Reporting | Une application et un espace en ligne, par appareil et par opérateur | Une application | Un relevé bancaire, parfois un espace en ligne | Une application | Le logiciel de caisse |
| Service client | 24 h/24 et 7 j/7 | Selon le prestataire | Le conseiller bancaire et un mainteneur | Selon le prestataire | L'éditeur du logiciel |
Aucun modèle ne gagne sur toute la ligne. Le terminal acheté sans abonnement est simple et sans engagement, mais sa commission finit par coûter plus cher qu'une location bancaire négociée au-delà d'un certain volume. Le TPE loué offre des commissions faibles, mais il vous engage pour trois ans et ses fonds arrivent avec un délai.
Lorsque les structures tarifaires ne sont pas directement comparables, revenez à votre scénario de volume et calculez le coût total de chaque offre.
Quelles questions poser avant de signer avec un prestataire de paiement ?
Posez ces questions à chaque prestataire et notez les réponses côte à côte.
Pour le matériel et l'abonnement :
- Combien coûte le terminal, et est-il acheté ou loué ?
- Y a-t-il un abonnement ou un engagement minimum par mois ?
- Le terminal fonctionne-t-il sans mon téléphone, et les données mobiles sont-elles incluses ?
Pour les frais de transaction :
- Quelles sont les commissions en magasin, et les paiements en ligne sont-ils facturés différemment ?
- Les cartes commerciales ou internationales coûtent-elles plus cher ?
- Les remboursements et les contestations entraînent-ils des frais ?
Pour les fonds et l'usage au quotidien :
- Dans quel délai puis-je accéder à mes fonds, et un virement vers un autre compte est-il facturé ?
- Le terminal imprime-t-il des tickets, gère-t-il les pourboires, et plusieurs employés peuvent-ils l'utiliser ?
- Puis-je ajouter des appareils, accepter des paiements en ligne, envoyer des liens de paiement et utiliser le Tap to Pay ?
- Puis-je l'intégrer à mon logiciel de caisse, de comptabilité ou d'e-commerce ?
Pour le service et la sortie :
- Que se passe-t-il si le terminal tombe en panne, et sous quel délai est-il remplacé ?
- Comment résilier si mes besoins changent ?
Un prestataire sérieux répond à chacune de ces questions par écrit, dans sa grille tarifaire ou dans ses conditions générales.
Quelle checklist pratique suivre pour mettre en place le paiement par carte ?
Recopiez cette checklist et remplissez chaque ligne avant de comparer les offres, car vos réponses déterminent le bon choix d’appareil.
Votre profil d'entreprise :
- Le type d'activité, le nombre de sites et le nombre d'employés qui encaissent.
- Le chiffre d'affaires mensuel attendu, sa part par carte et le panier moyen.
- Le volume de transactions en période de pointe.
Vos canaux de vente :
- En magasin, en mobilité, en ligne, par téléphone ou via les réseaux sociaux.
Les moyens de paiement nécessaires :
- La carte à puce et code, le sans contact, Apple Pay et Google Pay.
- Les liens de paiement, le paiement en ligne, le Tap to Pay et le terminal virtuel.
Le matériel :
- Un terminal de comptoir, portable ou mobile.
- Une imprimante intégrée ou une station de charge.
- Un usage sur smartphone uniquement.
Vos exigences commerciales :
- Le budget matériel maximal et le modèle de frais préféré, avec ou sans abonnement.
- La vitesse de versement nécessaire et la durée d'engagement acceptable.
Vos exigences opérationnelles :
- Les tickets imprimés, le pourboire, le mode multi-opérateur et les remboursements.
- La pré-autorisation, le reporting et les intégrations avec la comptabilité ou l'e-commerce.
Votre décision :
- Les exigences indispensables sont remplies et les fonctionnalités sont appréciables.
- Le coût mensuel estimé et le coût estimé pour la première année.
- L'engagement contractuel, la principale limite de l'offre et le choix final.
Une fois la checklist remplie, la plupart des offres s'éliminent d'elles-mêmes.
Quelles erreurs éviter quand on commence à accepter les paiements par carte ?
Les mêmes erreurs se répètent chez les commerçants qui s'équipent pour la première fois.
Voici les plus coûteuses :
- Choisir sur le seul taux affiché, sans calculer le coût total.
- Acheter un terminal avant de savoir où vos clients paieront.
- Prendre un appareil dépendant du Wi-Fi pour une activité souvent hors de portée d'un réseau fiable.
- Supposer que tout lecteur « mobile » fonctionne sans smartphone.
- Payer un smart TPE haut de gamme quand une acceptation de base suffit.
- Ignorer le délai de versement et son effet sur votre trésorerie.
- Croire que toutes les cartes sont facturées au même taux.
- Oublier de lire la durée du contrat et les conditions de résiliation.
- Collecter des numéros de carte par e-mail ou par messagerie.
- Relancer un paiement interrompu sans en vérifier le statut, puis débiter le client deux fois.
- Ne pas former les employés aux remboursements, aux transactions échouées et aux tickets.
La plupart proviennent d'un manque de préparation et rejoignent les erreurs que font les petites entreprises dans bien d'autres domaines. Remplissez la checklist, modélisez vos volumes et testez le terminal avant l'ouverture.
Questions fréquemment posées
Un commerçant français peut-il imposer un montant minimum pour le paiement par carte ?
Oui. Un commerçant peut refuser la carte bancaire, n'accepter que certaines cartes ou exiger un montant minimum d'achat, à condition d'afficher ces exigences dans son magasin avant que le client ne passe en caisse. Un autocollant lisible à l'entrée et à la caisse, du type « carte acceptée à partir de 10 € », suffit, et l'administration recommande de le placer là où s'effectue le paiement.
Un commerçant peut-il accepter certaines marques de cartes et en refuser d'autres ?
Oui. Vous pouvez accepter le réseau CB et refuser American Express, ou l'inverse, à condition d'en informer vos clients par affichage. Le règlement européen 2015/751 interdit d'ailleurs aux réseaux d'obliger un commerçant qui accepte une carte à accepter toutes les autres cartes du même réseau, sauf entre cartes grand public de la même marque et de la même catégorie. Sur une carte CB co-badgée Visa ou Mastercard, vous pouvez paramétrer une sélection prioritaire sur le terminal, mais le client conserve le droit de passer outre et de choisir l'application de paiement.
Peut-on facturer des frais supplémentaires à un client qui paie par carte ?
Non. L'article L. 112-12 du code monétaire et financier interdit au bénéficiaire d'un paiement d'appliquer des frais liés à l'utilisation d'un instrument de paiement donné, ce que la DGCCRF sanctionne par une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une société. Vous pouvez, en revanche, accorder une réduction pour un moyen de paiement donné, à condition d'en informer le client avant le paiement.
Les transactions CB coûtent-elles moins cher que les paiements par cartes internationales ?
Souvent, oui. Les cartes CB grand public et les cartes Visa ou Mastercard de particuliers émises dans l'Espace économique européen bénéficient des plafonds d'interchange de 0,2 % et 0,3 %, alors que les cartes commerciales, les cartes émises hors de l'EEE et, en principe, les réseaux tripartites comme American Express en sont exclus et supportent des frais de réseau plus élevés. Un prestataire à taux unique lisse cette différence, tandis qu'un contrat bancaire différencié facture chaque famille de cartes à son coût, d'où l'intérêt de vérifier qu'un terminal accepte nativement le réseau CB avec un logiciel d'acceptation agréé par le GIE Cartes Bancaires.
Un restaurant peut-il accepter les titres-restaurant sur le même terminal que les cartes bancaires ?
Oui, à deux conditions. Le restaurant doit d'abord obtenir l'autorisation d'accepter les titres-restaurant auprès de la Commission nationale des titres-restaurant, qui vérifie la nature de son activité, puis négocier avec chaque émetteur les conditions de remboursement et les commissions, car la CNTR n'intervient pas sur ces points. Les cartes titres-restaurant dématérialisées sont ensuite traitées sur un terminal compatible, dans la limite de 25 € par jour et par salarié, et, selon la CNTR, un commerçant peut refuser la marque d'un émetteur avec lequel il n'a pas d'accord et dont il n'affiche pas la vitrophanie.
Quand un commerçant peut-il demander une pièce d'identité lors d'un paiement par carte ?
Un commerçant peut demander une pièce d'identité lors d'un paiement par carte. Cette vérification reste rare avec la carte à puce et le code confidentiel, qui authentifient déjà le porteur, mais elle garde un sens pour une transaction inhabituelle, un montant élevé ou une carte sans puce réglée par signature. Appliquez la même règle à tous vos clients et affichez-la, afin d'éviter tout reproche de traitement différencié.
Le Tap to Pay suffit-il à un taxi pour respecter son obligation d'accepter la carte ?
En principe, oui. L'article L. 3121-11-2 du code des transports prévoit que, pour toute course, quel que soit le montant, le passager peut payer dans le véhicule par carte bancaire, sans imposer de type de terminal. Un smartphone avec une application de Tap to Pay remplit donc cette obligation pour les cartes et les téléphones sans contact, à condition d'avoir une connexion mobile, une batterie suffisante pour la vacation et un moyen de remettre la note, obligatoire pour les courses de 25 € et plus. Un terminal mobile avec sa propre carte SIM reste plus confortable pour un usage intensif, mais le Tap to Pay convient à faible volume ou comme solution de secours.
Sources
Paiement par carte bancaire | Service-Public.fr
Article L112-12 - Code monétaire et financier - Légifrance
Chapitre Ier : Les taxis (Articles L3121-1 à L3121-12) - Légifrance
FAQ Restaurateurs, Primeurs et Assimilés restaurateurs | CNTR
Article L561-5 - Code monétaire et financier - Légifrance
Article R642-3 - Code pénal - Légifrance
Article L112-6 - Code monétaire et financier - Légifrance
Article L133-24 - Code monétaire et financier - Légifrance
Fermeture des réseaux mobiles 2G et 3G : ce qu'il faut anticiper | Arcep












