Qu’est-ce que l’authentification 3D Secure et comment fonctionne-t-elle ?
Date de publication : 16.12.2025
Dernière mise à jour : 16.12.2025
Le 3D Secure est un protocole de sécurité bancaire conçu pour protéger les paiements en ligne en vérifiant l’identité du titulaire de la carte avant la validation d’une transaction.
- Il permet d’appliquer l’Authentification Forte du Client (SCA), reposant sur la biométrie, un code dynamique ou une validation dans l’application bancaire.
- Il réduit considérablement la fraude, facilite le respect des exigences d’authentification forte imposées par la directive européenne DSP2 et renforce la confiance des consommateurs dans le commerce en ligne.
- En France, les grandes banques et la plupart des cartes (Visa, Mastercard, American Express) prennent en charge le 3D Secure.
TABLE DES MATIÈRES
- 3D Secure, c’est quoi ?
- Comment fonctionne le 3D Secure en France ?
- Les avantages du 3D Secure pour un paiement en ligne sécurisé
- Les défis et limites du 3D Secure
- Réglementation et conformité du 3D Secure
- Les bonnes pratiques pour intégrer 3D Secure
- Les idées reçues sur le 3D Secure
- Quel est l’avenir de l’authentification 3D Secure ?
- Comment myPOS vous aide à adopter le 3D Secure ?
3D Secure, c’est quoi ?
Le 3D Secure est un protocole de sécurité bancaire mis en place à la fin des années 1990 par Visa pour protéger les paiements en ligne. Il permet de vérifier l’identité du titulaire de la carte bancaire avant d’autoriser une transaction, ce qui permet un paiement en ligne sécurisé.
Le terme « 3D » fait référence aux trois domaines impliqués dans la transaction :
- Le domaine de l’acquéreur, correspondant à la banque du commerçant;
- Le domaine de l’émetteur, soit la banque du client;
- Le domaine du réseau de cartes, comme Visa, Mastercard ou American Express.
Lorsqu’un achat est effectué, le client saisit ses coordonnées bancaires. La règle générale impose une authentification forte pour les paiements en ligne, sauf si une exemption prévue par la DSP2 s’applique. Dans ces cas-là, le 3D Secure permet un parcours plus fluide sans action supplémentaire. Sinon, une vérification est demandée sous forme de code, de validation dans l’application bancaire ou d’authentification biométrique.
Depuis son évolution vers le 3DS2, le protocole s’adapte aux nouvelles habitudes numériques. Il est désormais compatible avec les paiements mobiles, les cartes bancaires virtuelles et les applications bancaires.
Comment fonctionne le 3D Secure en France ?
En France, les paiements en ligne par carte sont régis par la directive européenne DSP2 (Directive sur les Services de Paiement 2). Cette réglementation impose l’Authentification Forte du Client (SCA) pour la plupart des transactions, sauf exceptions (faible montant, analyse de risque, etc.).
Le protocole 3D Secure (dans sa version 2.x) est la solution technique la plus utilisée par les banques et les réseaux de cartes (Visa, Mastercard, etc.) pour mettre en œuvre cette exigence de SCA pour les paiements en ligne.
L’authentification forte exige l’utilisation d’au moins deux facteurs d’authentification sur les trois éléments suivants :
- Connaissance : un mot de passe, un code PIN ou une information secrète que seul l’utilisateur sait.
- Possession : un instrument, un appareil ou un code dynamique que seul l’utilisateur détient (ex. : un code OTP généré par l’application mobile, un code SMS dynamique, ou un dispositif de sécurité lié à l’appareil).
- Inhérence : des données biométriques comme l’empreinte digitale, la reconnaissance faciale ou la reconnaissance vocale (quelque chose que l’utilisateur est).
Selon le rapport de l‘Observatoire de la sécurité des moyens de paiement de la Banque de France, l’authentification forte via les applications de banque en ligne sécurisée est devenue la méthode principale : 74 % des titulaires de carte y sont équipés et ces solutions représentent 82 % des paiements authentifiés.
Les méthodes biométriques y sont largement utilisées. Le code de vérification SMS n’a pas disparu pour autant : il reste employé par environ 21 % des porteurs de carte fin 2023, même s’il recule progressivement au profit de solutions mobiles plus sécurisées.
Les transactions sont classées selon leur risque : les paiements courants sont validés automatiquement (« flux sans friction »), tandis que les opérations jugées atypiques ou risquées déclenchent une validation de paiement supplémentaire (« flux challenge »).
Cette approche apporte une protection contre la fraude tout en conservant une expérience fluide, un critère essentiel pour les consommateurs français.
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Les avantages du 3D Secure pour un paiement en ligne sécurisé
Le déploiement du 3D Secure a profondément transformé la sécurité des transactions par carte bancaire.
Accroître la protection contre la fraude
Toujours selon le rapport de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, le taux de fraude sur les paiements sur internet a atteint son niveau le plus bas historique à 0,160 % (chiffres 2023 publiés en septembre 2024).
Cette baisse peut être attribuée en partie à la généralisation de l’authentification forte (SCA) via 3DS2, même si d’autres facteurs entrent en compte.
Ceci souligne l’efficacité des mesures d’authentification forte dans le contexte de l’application de la DSP2, par rapport aux transactions internationales (hors EEE) où le taux de fraude reste plus élevé.
Cette sécurité accrue s’explique par l’analyse en temps réel de multiples paramètres : adresse IP, géolocalisation, historique d’achats, et comportement du client. Ces éléments permettent aux banques et aux prestataires de paiement de détecter instantanément les anomalies suspectes et de bloquer une transaction avant qu’elle ne soit validée.
Pour les commerçants, cela se traduit par une baisse significative des litiges et des remboursements forcés (chargebacks). Quant aux clients, ils bénéficient d’une confiance renforcée dans leurs paiements en ligne sécurisés, un facteur essentiel pour le développement du e-commerce français.
Assurer la conformité réglementaire
Le protocole 3D Secure (version 2.x) est le mécanisme standard utilisé par les commerçants pour mettre en œuvre l’Authentification Forte du Client (SCA), exigée par la directive européenne DSP2 pour sécuriser les transactions en ligne.
Cette démarche, combinée au respect des règles du RGPD, contribue à la protection des données personnelles et financières selon les standards européens les plus stricts.
En se conformant à ces exigences, les entreprises évitent les sanctions réglementaires et montrent à leurs clients qu’elles prennent la cybersécurité au sérieux. De plus, la conformité au 3D Secure facilite l’intégration avec les principales banques en ligne sécurisées et renforce la reconnaissance du site marchand comme acteur fiable du e-commerce français.
Améliorer l’expérience client
La version 3DS2 offre un parcours d’achat beaucoup plus fluide grâce à l’analyse de données contextuelles comme le type d’appareil, la localisation, ou l’historique d’achat.
En fonction du risque détecté, le système choisit automatiquement la méthode la plus appropriée pour valider le paiement : authentification biométrique, code unique ou validation via application bancaire.
Cela réduit considérablement les frictions au moment du paiement et améliore la satisfaction client. Les utilisateurs n’ont plus la sensation d’un contrôle intrusif, mais plutôt d’une vérification discrète et rapide, conforme aux standards pour accepter un paiement en ligne sécurisé.
Cette fluidité est d’autant plus importante en France, où les acheteurs sont particulièrement sensibles à la rapidité et à la simplicité du parcours de paiement.
Les défis et limites du 3D Secure
Malgré ses avantages, le 3D Secure pose encore certains défis aux e-commerçants.
Trop d’étapes d’authentification peuvent ralentir le processus d’achat et décourager les clients, surtout dans un contexte où la rapidité et la simplicité du parcours sont devenues des attentes fortes. À cela s’ajoutent des problèmes techniques – un numéro de téléphone obsolète, une application bancaire non mise à jour ou une mauvaise synchronisation entre les systèmes – qui peuvent provoquer des échecs de paiement.
Certaines entreprises rencontrent également des faux positifs, c’est-à-dire le refus de transactions pourtant légitimes. Ce phénomène peut nuire à la conversion et à la satisfaction client. Pour limiter ces risques, les commerçants doivent s’appuyer sur des solutions de paiement en ligne capables d’offrir un haut niveau de sécurité sans compromettre la fluidité du parcours.
Réglementation et conformité du 3D Secure
Le cadre réglementaire européen repose sur la directive DSP2, en vigueur depuis 2018 au sein de l’Espace Économique Européen (EEE). Cette législation impose la mise en place de l’Authentification Forte du Client (SCA) pour les paiements électroniques initiés par le payeur, tout en prévoyant des exceptions bien définies (telles que le faible montant ou l’analyse de risque).
Le même rapport de la Banque de France confirme que ces mesures ont harmonisé les pratiques et renforcé la confiance des consommateurs dans les paiements en ligne sécurisés. Les établissements doivent prouver leur conformité, sous peine de sanctions.
Pour les entreprises, cela signifie que le respect de l’Authentification Forte du Client (SCA) est une obligation légale imposée par la DSP2. Adopter le protocole 3D Secure (EMV 3DS) est la solution technique la plus courante pour répondre à cette exigence réglementaire et constitue un impératif stratégique pour la sécurisation des paiements.
Les bonnes pratiques pour intégrer 3D Secure
Les grandes enseignes françaises, comme Fnac, Carrefour ou Decathlon, utilisent des systèmes d’authentification basée sur le risque. Cette approche permet de déclencher une vérification renforcée uniquement lorsque cela est nécessaire, réduisant ainsi les abandons de panier.
Pour une intégration réussie du 3D Secure, plusieurs recommandations s’imposent :
- Informez vos clients dès la page de paiement sur les bénéfices du protocole et la protection contre la fraude qu’il offre
- Utilisez des messages clairs pour expliquer les étapes de validation de paiement
- Intégrez les fonctionnalités biométriques des banques en ligne sécurisées
- Adaptez le niveau d’authentification au montant et au risque de la transaction
- Vérifiez la compatibilité avec les cartes bancaires virtuelles et les paiements mobiles
Une application cohérente de ces pratiques améliore à la fois la sécurité et l’expérience utilisateur.
Les idées reçues sur le 3D Secure
Le 3D Secure reste parfois mal compris. Voici quelques idées reçues à corriger :
- Penser que le 3D Secure impose toujours une vérification par SMS ou biométrie. Le protocole sécurise l’environnement de paiement pour les transactions en ligne en l’absence de carte bancaire (card-not-present ou CNP en anglais), mais le défi d’authentification forte n’est déclenché que lorsque les exceptions de la DSP2 ne s’appliquent pas (montants faibles, analyse de risque, etc.).
- L’idée qu’il ralentit les achats est dépassée : la version 3DS2 réduit considérablement les frictions et les délais.
- Enfin, croire que le 3D Secure suffit à éliminer toute fraude est faux. Il doit être combiné à d’autres outils de prévention, comme l’analyse comportementale et les solutions d’intelligence artificielle.
Ces évolutions traduisent une avancée majeure pour le commerce en ligne. Plus qu’une mesure de sécurité, il constitue un atout concurrentiel : les sites qui offrent une expérience de paiement à la fois fiable et fluide gagnent la fidélité de leurs clients et favorisent une croissance durable de leurs ventes.
Quel est l’avenir de l’authentification 3D Secure ?
L’avenir du 3D Secure repose sur la convergence de plusieurs technologies : biométrie, intelligence artificielle et paiements instantanés.
Les banques et prestataires de services de paiement développent déjà des algorithmes capables de détecter en temps réel les comportements inhabituels et les anomalies dans les transactions. Cette analyse comportementale permettra d’affiner les mécanismes de sécurité sans interrompre inutilement le parcours client.
De plus, la future Directive DSP3 et le Règlement PSR (actuellement en préparation au sein de l’Union européenne) devraient aller encore plus loin. Ces textes visent à renforcer la lutte contre la fraude en affinant les exigences de l’Authentification Forte du Client (SCA) et en consolidant le cadre de l’Open Banking et le partage d’informations.
L’objectif est clair : offrir aux consommateurs une expérience de paiement en ligne toujours plus fluide, tout en renforçant la protection contre la fraude dans un environnement numérique en constante évolution.
Comment myPOS vous aide à adopter le 3D Secure ?
Les solutions myPOS intègrent naturellement le protocole 3D Secure dans leurs outils d’encaissement afin de sécuriser chaque transaction par carte bancaire. Grâce à son infrastructure européenne conforme aux standards les plus récents, myPOS aide les commerçants à respecter les obligations de la directive DSP2 tout en garantissant un paiement en ligne sécurisé et fluide pour leurs clients.
La plateforme met à disposition une authentification forte simple et rapide, compatible avec les banques françaises. Elle s’adapte aux cartes bancaires virtuelles et aux paiements mobiles, offrant ainsi une protection renforcée contre la fraude et une validation de paiement optimisée. Ce dispositif s’inscrit pleinement dans la logique du 3D Secure, en combinant conformité réglementaire et expérience client fluide.
Pour approfondir cette démarche et comprendre les enjeux d’un site qui ne respecte pas ces standards, l’article myPOS consacré aux risques pour un site sans 3D Secure présente les conséquences possibles et les bonnes pratiques à adopter pour y remédier.
Questions Fréquemment Posées
Comment fonctionne 3D Secure ?
Le 3D Secure repose sur un mécanisme d’authentification renforcée destiné à vérifier que l’utilisateur d’une carte est bien son véritable titulaire. Lors d’un paiement en ligne, la banque évalue le niveau de risque de la transaction. Si elle détecte une anomalie ou un montant sensible, elle déclenche une vérification supplémentaire : cela peut être un code envoyé par SMS, une validation dans l’application bancaire ou une authentification biométrique. Cette étape permet de sécuriser la transaction avant son autorisation définitive.
Que faire si l’authentification 3D Secure a échoué ?
Si une authentification échoue, il faut d’abord vérifier les causes les plus courantes : numéro de téléphone non à jour auprès de la banque, application mobile désactivée, ou problème temporaire du réseau. Le plus simple est de réessayer la transaction après avoir vérifié ses accès bancaires. En cas d’échec répété, il est conseillé de contacter sa banque pour vérifier que le service 3D Secure est bien activé et fonctionnel. Le commerçant, quant à lui, ne peut pas contourner cette étape pour des raisons de sécurité.
Comment activer 3D Secure sur Visa ?
Pour activer le 3D Secure sur une carte Visa, il suffit généralement de se rendre dans l’espace client de sa banque ou de contacter le service d’assistance. L’activation est automatique dans la plupart des établissements français, mais certaines banques demandent une validation dans l’application mobile. Une fois activé, le client reçoit une notification ou un code lors de chaque paiement en ligne nécessitant une authentification forte.
Est-ce que toutes les cartes prennent en charge 3D Secure ?
La majorité des cartes bancaires émises en France et en Europe prennent désormais en charge le protocole 3D Secure, qu’il s’agisse de Visa, Mastercard ou American Express. Cependant, certaines cartes prépayées, anciennes ou émises hors de l’Union européenne peuvent ne pas être compatibles. Dans ce cas, il est conseillé de contacter l’émetteur de la carte pour vérifier la prise en charge et, si nécessaire, demander une carte dotée de la technologie 3D Secure afin de sécuriser ses paiements en ligne.





