Tableau de flux de trésorerie : qu’est-ce que c’est et comment en créer un ?
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Tableau de flux de trésorerie : qu’est-ce que c’est et comment en créer un ?

Vous suivez votre chiffre d’affaires, vous analysez votre bilan comptable, vous surveillez vos marges. Pourtant, il vous arrive peut-être de manquer de liquidités au moment de régler vos fournisseurs ou vos cotisations URSSAF. Ce décalage entre rentabilité apparente et trésorerie réelle est un problème courant, et c’est précisément celui que le tableau de flux de trésorerie permet de résoudre.

Ce document financier retrace l’ensemble des encaissements et décaissements de votre entreprise sur une période donnée. Il ne s’intéresse pas au résultat comptable, mais aux mouvements de trésorerie réels : l’argent qui entre et l’argent qui sort. À ce titre, il complète le compte de résultat et le bilan pour offrir une vision complète de la santé financière de votre activité.

Dans cet article, vous découvrirez ce qu’est un tableau de flux de trésorerie, comment le construire étape par étape, et comment l’utiliser pour piloter votre gestion de trésorerie au quotidien.

Comprendre le tableau de flux de trésorerie

Le tableau de flux de trésorerie répond à une question simple : combien de cash votre entreprise a-t-elle réellement généré ou consommé sur une période donnée ?

Le compte de résultat vous indique si vous êtes rentable. Le bilan, quant à lui, vous donne une photographie de votre patrimoine à un instant T. Mais aucun des deux ne vous dit si vous avez assez de trésorerie disponible pour payer vos charges le mois prochain. Ça, c’est le rôle du tableau de flux de trésorerie.

En France, ce document est particulièrement utile pour les PME qui doivent gérer des décalages de trésorerie fréquents : les délais de paiement clients (souvent 30 à 60 jours), la TVA collectée à reverser avant même d’avoir encaissé les factures correspondantes, ou encore les cotisations sociales trimestrielles. 

Selon une étude de la Banque de France, les délais de paiement interentreprises atteignent en moyenne 13,6 jours fin 2024

Selon la Banque de France, en 2024 les retards de paiement interentreprises atteignaient en moyenne 13,6 jours au-delà des délais convenus en France. Pour une PME qui accorde déjà 30 ou 60 jours de règlement à ses clients, ces retards supplémentaires pèsent lourdement sur la trésorerie, puisqu’on estime à 13 milliards d’euros le déficit de trésorerie des PME du fait des retards de paiement.

Le tableau de flux de trésorerie vous permet aussi de comparer votre flux d’exploitation à votre résultat net. Si votre résultat est positif mais que votre flux d’exploitation est négatif, cela signale un problème de conversion du profit en cash, souvent lié à des créances clients qui s’accumulent ou à un stock qui gonfle.

Ce document est également un outil d’analyse financière précieux pour vos interlocuteurs : vos banquiers, vos investisseurs, ou vos expert-comptable. IIl est obligatoire dans les comptes consolidés (normes françaises et IFRS), et recommandé par l’Autorité des normes comptables (ANC) pour les comptes individuels des entreprises d’une certaine taille, même si ces dernières n’y sont pas strictement tenues par la loi.

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Quelles sont les trois composantes du tableau de flux de trésorerie ?

Le tableau de flux de trésorerie se structure autour de trois catégories de flux, chacune correspond à une dimension de l’activité de l’entreprise.

Les flux d’exploitation

Les flux d’exploitation regroupent les mouvements de trésorerie liés à l’activité courante de votre entreprise. C’est le cœur du tableau : il montre si votre activité principale génère ou consomme du cash.

On y retrouve notamment :

  • Les encaissements clients (règlement des factures émises)
  • Les décaissements fournisseurs (achats de marchandises, matières premières, prestations)
  • Les salaires et charges sociales versés (y compris les cotisations URSSAF)
  • Les impôts et taxes payés (impôt sur les sociétés, CFE)
  • Les flux liés à la TVA collectée et à la TVA déductible

Ce dernier point mérite votre attention. En France, la TVA impacte fortement la trésorerie réelle des entreprises. Vous collectez la TVA sur vos ventes, mais vous devez la reverser à l’État selon un calendrier précis (mensuel ou trimestriel). Si vos clients vous paient en retard, vous avancez cette TVA sur vos propres fonds

Les flux d’investissement

Les flux d’investissement concernent les achats et ventes d’actifs à long terme. Il s’agit des dépenses engagées pour développer ou maintenir l’outil de production, et des recettes issues de la cession d’actifs.

Parmi les opérations courantes, on trouve l’achat de matériel, de véhicules, de brevets, ou encore l’acquisition d’un fonds de commerce. À l’inverse, la vente d’un bien immobilier ou d’un équipement génère un flux entrant. Ces investissements et financements déterminent la capacité de l’entreprise à se développer sur le long terme.

Les flux de financement

Les flux de financement retracent les opérations entre l’entreprise et ses financeurs : apports en capital, emprunts bancaires, remboursements de dettes, ou versement de dividendes.

Pour une PME française, cette section inclut typiquement les remboursements du capital des emprunts, les nouveaux emprunts contractés, les augmentations de capital, et le versement éventuel de dividendes aux associés. Les intérêts d’emprunt, eux, figurent généralement dans les flux d’exploitation en comptabilité française.

Ces trois catégories, une fois additionnées, donnent la variation nette de trésorerie sur la période. Ajoutée à la trésorerie de début de période, elle permet de retrouver la trésorerie de fin de période.

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Quelles sont les méthodes pour préparer un tableau de flux de trésorerie ?

Il existe deux approches pour construire un tableau de flux de trésorerie : la méthode directe et la méthode indirecte. Toutes deux sont acceptées par les normes IFRS et par le Plan Comptable Général français. En revanche, elles diffèrent dans leur logique de calcul et dans leur niveau de détail.

La méthode directe

La méthode directe consiste à recenser un par un les encaissements et décaissements réels de la période. Vous partez des flux de trésorerie bruts : combien avez-vous reçu de vos clients ? Combien avez-vous versé à vos fournisseurs, à vos salariés, à l’administration fiscale ?

Cette approche offre une vision très lisible des sources et des utilisations de cash. Elle est particulièrement utile pour le reporting financier opérationnel, car elle permet d’identifier immédiatement où le cash est généré et où il est consommé.

En pratique, la méthode directe se présente ainsi pour les flux d’exploitation :

  • Encaissements reçus des clients
  • Décaissements versés aux fournisseurs
  • Salaires et charges sociales versés
  • TVA nette décaissée
  • Impôts sur les bénéfices payés

Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle exige un suivi détaillé de chaque transaction de trésorerie. Cela demande des outils comptables adaptés et un travail de collecte plus important. C’est pourquoi elle reste peu utilisée par les PME françaises, qui privilégient généralement la méthode indirecte.

La méthode indirecte

La méthode indirecte part du résultat net (issu du compte de résultat) et le corrige pour éliminer les éléments non monétaires et intégrer les variations du besoin en fonds de roulement.

Le calcul des flux de trésorerie d’exploitation suit alors cette logique :

  • Partir du résultat net de l’exercice
  • Ajouter les charges non décaissées (dotations aux amortissements, provisions)
  • Retrancher les produits non encaissés (reprises de provisions, quote-part de subventions)
  • On obtient alors la capacité d’autofinancement (CAF)
  • Ajuster en fonction des variations du besoin en fonds de roulement : créances clients, dettes fournisseurs, stocks, TVA à décaisser

Cette méthode est la plus répandue en France, car elle s’appuie directement sur les données du bilan et du compte de résultat, deux documents que votre expert-comptable produit systématiquement. Elle s’intègre naturellement dans le cadre du PCG et permet de passer facilement du résultat comptable aux variations de trésorerie réelles.

Son inconvénient : elle est moins intuitive que la méthode directe pour comprendre d’où vient le cash. Les ajustements successifs peuvent rendre la lecture du document moins immédiate pour un non-spécialiste.

Quelle méthode choisir ?

Si vous êtes dirigeant d’une PME et que vous travaillez avec un expert-comptable, la méthode indirecte sera dans la plupart des cas la plus adaptée. Elle exploite des données que vous avez déjà et s’inscrit dans la logique du tableau de financement prévu par le PCG.

La méthode directe est en revanche préférable si vous souhaitez un outil de pilotage opérationnel au quotidien, par exemple pour suivre vos prévisions de trésorerie à court terme. Certaines entreprises combinent d’ailleurs les deux : méthode indirecte pour les comptes annuels, méthode directe pour le suivi mensuel.

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Construire un tableau de flux de trésorerie étape par étape

Passons à la pratique. Voici comment créer votre tableau de flux de trésorerie en cinq étapes, en suivant la méthode indirecte (la plus courante en France).

Étape 1 : rassembler les données financières

Avant de commencer le calcul, réunissez les documents suivants :

  • Le compte de résultat de la période
  • Le bilan de début et de fin de période
  • Le détail des immobilisations acquises et cédées
  • Les relevés bancaires pour vérifier la trésorerie réelle
  • Le détail des emprunts contractés et remboursés

Assurez-vous aussi de disposer du détail des créances clients, des dettes fournisseurs, des stocks, et de la TVA collectée et déductible. Ces postes sont indispensables pour calculer la variation du besoin en fonds de roulement.

Si vous utilisez une caisse enregistreuse connectée à votre système comptable, une partie de ces données (encaissements par mode de paiement, ventilation de la TVA) peut être extraite automatiquement.

Étape 2 : calculer le flux de trésorerie d’exploitation

C’est l’étape la plus importante. Avec la méthode indirecte, procédez ainsi :

  • Partez du résultat net de votre compte de résultat.
  • Ajoutez les charges calculées (non décaissées) : dotations aux amortissements et aux provisions.
  • Retranchez les produits calculés (non encaissés) : reprises sur amortissements et provisions. Vous obtenez la capacité d’autofinancement.
  • Ajustez pour les variations du BFR : si vos créances clients ont augmenté, cela signifie que vous avez facturé sans encaisser, donc c’est un flux négatif. À l’inverse, si vos dettes fournisseurs ont augmenté, vous avez retardé un décaissement, donc c’est un flux positif.

Prenons un exemple simplifié. Une entreprise affiche un résultat net de 50 000 €, des dotations aux amortissements de 15 000 €, une hausse des créances clients de 8 000 € et une hausse des dettes fournisseurs de 5 000 €. Son flux de trésorerie d’exploitation serait : 50 000 + 15 000 − 8 000 + 5 000 = 62 000 €.

Étape 3 : calculer le flux de trésorerie d’investissement

Recensez toutes les acquisitions et cessions d’actifs immobilisés sur la période :

  • Achats de matériel, véhicules, logiciels, brevets (flux sortants)
  • Produits de cession d’immobilisations (flux entrants)

Si votre entreprise a investi dans un nouveau terminal de paiement ou dans du matériel de point de vente, ces dépenses figurent dans cette catégorie. Par exemple, l’achat d’équipement pour 20 000 € et la vente d’un ancien véhicule pour 6 000 € donneraient un flux d’investissement de −14 000 €.

Étape 4 : calculer le flux de trésorerie de financement

Identifiez les opérations avec vos financeurs :

  • Nouveaux emprunts bancaires contractés (flux entrants)
  • Remboursements de capital d’emprunts (flux sortants)
  • Apports en capital ou en compte courant d’associé (flux entrants)
  • Dividendes versés aux associés (flux sortants)

Attention : en comptabilité française (PCG), les intérêts d’emprunt sont généralement classés dans les flux d’exploitation, et non dans les flux de financement. C’est une différence notable avec les normes IFRS, où le classement est plus flexible.

Étape 5 : assembler le tableau de flux de trésorerie

Il ne reste plus qu’à compiler les trois catégories et à vérifier la cohérence du résultat.

La formule est la suivante :

Trésorerie de fin de période = Trésorerie de début de période + Flux d’exploitation + Flux d’investissement + Flux de financement

Si votre trésorerie de début de période est de 30 000 € et que vos flux nets s’élèvent à +28 000 € (62 000 − 14 000 − 20 000 par exemple, en supposant un flux de financement de −20 000 €), votre trésorerie de fin de période est de 58 000 €.

Ce montant doit correspondre au solde de trésorerie qui figure sur votre bilan de clôture. Si ce n’est pas le cas, il y a une erreur à identifier dans vos calculs ou dans vos données de départ.

Exemple de tableau de flux de trésorerie

Voici un exemple simplifié de tableau de flux de trésorerie pour une PME française, établi selon la méthode indirecte.

CatégoriePosteMontant (€)
Flux d’exploitation
Résultat net50 000
Dotations aux amortissements+15 000
Variation des créances clients−8 000
Variation des dettes fournisseurs+5 000
Variation de la dette de TVA+2 000
Flux net d’exploitation64 000
Flux d’investissement
Acquisition d’immobilisations−20 000
Cession d’immobilisations+6 000
Flux net d’investissement−14 000
Flux de financement
Nouvel emprunt bancaire+30 000
Remboursement d’emprunt−15 000
Dividendes versés−10 000
Flux net de financement+5 000
Variation nette de trésorerie+55 000
Trésorerie en début de période30 000
Trésorerie en fin de période85 000

Ce rapport de trésorerie vous donne une lecture immédiate de la situation : l’entreprise a généré un excédent de trésorerie de 55 000 €, principalement grâce à son activité courante. L’analyse des flux montre que l’investissement a été modéré et partiellement financé par un nouvel emprunt.

Quels sont les bénéfices du tableau de flux de trésorerie ?

Construire et analyser régulièrement un tableau de flux de trésorerie apporte des avantages concrets à plusieurs niveaux de la gestion d’entreprise.

Évaluer la santé financière de l’entreprise

Le tableau de flux de trésorerie révèle la liquidité réelle de votre entreprise, c’est-à-dire sa capacité à faire face à ses obligations à court terme : le paiement des fournisseurs, des salaires, des cotisations URSSAF et des échéances d’emprunt.

Contrairement au résultat net, qui peut être positif alors que la trésorerie est tendue (en raison de créances non encaissées ou de stocks importants), le tableau de flux vous montre l’argent réellement disponible. C’est un indicateur financier bien plus fiable pour mesurer les liquidités d’entreprise au quotidien.

Selon la Banque de France, les retards de paiement augmentent la probabilité de défaillance d’une entreprise de 25 %, et de 40 % si les retards excèdent un mois. La gestion de la trésorerie est donc fondamentale, autant que la rentabilité de l’entreprise. Suivre vos flux de trésorerie vous aide à anticiper ces situations.

Orienter les décisions stratégiques

Le tableau de flux de trésorerie est un outil d’aide à la décision. Il vous permet d’évaluer la rentabilité d’un projet d’investissement en mesurant son impact sur votre trésorerie, et non seulement sur votre résultat comptable.

Par exemple, avant d’ouvrir un nouveau point de vente, vous pouvez projeter l’effet de cet investissement sur vos flux : coût d’aménagement, loyer supplémentaire, recrutement, mais aussi chiffre d’affaires attendu et délais de paiement. Cette analyse vous aide à déterminer si votre trésorerie peut absorber l’investissement ou si un financement externe est nécessaire.

C’est aussi un document clé pour établir vos prévisionnels financiers lors d’une demande de prêt ou d’une levée de fonds. Les banques et investisseurs analysent systématiquement les flux de trésorerie pour évaluer votre capacité de remboursement.

Détecter les problèmes de trésorerie

L’un des apports les plus directs du tableau de flux est qu’il met en lumière les déséquilibres. Un flux d’exploitation négatif sur plusieurs périodes consécutives signale que l’activité courante ne génère pas assez de cash pour se financer elle-même.

De même, un flux de financement positif qui compense un flux d’exploitation négatif peut indiquer que l’entreprise s’endette pour couvrir ses charges courantes : une situation à surveiller de près.

En analysant vos flux de revenus et vos postes de dépenses, vous identifiez les leviers d’optimisation de la trésorerie : réduire les délais de paiement clients, renégocier les conditions fournisseurs, ou ajuster votre politique de stockage.

Conseils pratiques pour une gestion de trésorerie efficace

Conseils pratiques pour une gestion de trésorerie efficace

Construire un tableau de flux de trésorerie est une première étape. L’exploiter au quotidien en est une autre. 

Voici comment transformer ce document en véritable outil de pilotage : 

  • Suivre vos flux régulièrement. Ne vous contentez pas d’un tableau de flux annuel préparé par votre expert-comptable. Mettez en place un suivi mensuel, voire hebdomadaire si votre activité est saisonnière ou si vos marges sont serrées. Un suivi régulier vous permet de repérer rapidement une dérive : hausse des créances impayées, augmentation du stock, retard dans les règlements fournisseurs. Plus vous détectez un problème tôt, plus vous avez de marges de manœuvre pour y répondre.
  • Établir des prévisions de trésorerie. Utilisez vos données historiques pour projeter vos encaissements et décaissements futurs. Un tableau prévisionnel de trésorerie (ou budget de trésorerie) vous aide à anticiper les périodes de tension et à planifier vos besoins de financement. Intégrez les échéances connues : déclarations de TVA, cotisations URSSAF, échéances d’emprunt, loyers. Ajoutez vos prévisions de ventes et les délais de paiement habituels de vos clients. Cette discipline améliore considérablement votre finance d’entreprise au quotidien.
  • Maîtriser vos coûts. Analysez chaque poste de dépense et identifiez les charges compressibles. Le suivi de votre coût marginal vous aide à comprendre combien vous coûte réellement chaque unité produite ou chaque prestation supplémentaire, et donc à fixer des prix cohérents avec votre structure de coûts. Réduire les dépenses inutiles libère de la trésorerie pour investir ou pour constituer un matelas de sécurité.
  • Accélérer vos encaissements. Plus vos clients vous paient vite, moins vous avez besoin de trésorerie pour financer votre cycle d’exploitation. Plusieurs leviers existent :
    • Proposez des facilités de paiement par carte via un terminal de paiement adapté, ce qui réduit les délais de règlement à quelques jours au lieu de 30 ou 60 jours.
    • Envoyez vos factures rapidement et relancez les impayés dès le premier jour de retard.
    • Mettez en place des conditions de paiement claires dès la signature du devis.

Ces pratiques, combinées à un suivi rigoureux de votre tableau de flux de trésorerie, contribuent directement à l’optimisation de la trésorerie de votre entreprise.

Pensez aussi à utiliser des outils adapté. Un tableur peut suffire pour un suivi basique, mais un logiciel de comptabilité ou de gestion de trésorerie vous fait gagner en fiabilité et en temps. Ces outils automatisent la collecte des données, génèrent des tableaux de flux actualisés et facilitent le reporting financier auprès de votre expert-comptable ou de vos partenaires financiers.

Certaines solutions de paiement, comme celles proposées par myPOS, intègrent des fonctionnalités de suivi des encaissements en temps réel. Chaque transaction réalisée via votre terminal est enregistrée et consultable immédiatement, ce qui simplifie la réconciliation avec vos données comptables.

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Conclusion

Le tableau de flux de trésorerie est un outil de pilotage qui vous permet de comprendre comment le cash circule dans votre entreprise, d'anticiper les tensions de trésorerie et de prendre des décisions stratégiques fondées sur des données réelles.

En classant vos mouvements de trésorerie en trois catégories (exploitation, investissement, financement), vous obtenez une lecture claire de votre situation financière. Vous savez si votre activité génère assez de liquidités, si vos investissements sont soutenables, et si votre niveau d'endettement reste maîtrisé.

Questions Fréquemment Posées

Le tableau de flux de trésorerie détaille les entrées et sorties d'argent de votre entreprise sur une période donnée, réparties en trois catégories : exploitation, investissement et financement. Il permet de comprendre comment la trésorerie a évolué entre le début et la fin de la période.

Le bilan comptable donne une photographie du patrimoine de l'entreprise à un instant précis (actifs, passifs, capitaux propres). Le tableau de flux de trésorerie, lui, retrace les mouvements de cash sur toute une période. Les deux documents sont complémentaires : le bilan montre ce que vous possédez, le tableau de flux montre comment votre trésorerie a bougé.

Le compte de résultat mesure la performance économique de l'entreprise (produits moins charges), y compris des éléments non monétaires comme les amortissements. Le tableau de flux de trésorerie se concentre uniquement sur les flux de cash réels. Une entreprise peut être rentable au compte de résultat tout en ayant une trésorerie déficitaire.

En France, la méthode indirecte est la plus courante car elle s'appuie sur les données déjà produites par votre expert-comptable (bilan et compte de résultat). La méthode directe est plus lisible, mais demande un suivi détaillé de chaque transaction. Beaucoup d'entreprises utilisent la méthode indirecte pour leurs comptes annuels et la méthode directe pour leur suivi opérationnel.

Le tableau de flux de trésorerie est obligatoire dans le cadre des comptes consolidés (normes françaises et IFRS). Pour les comptes individuels, il n'est pas exigé par la loi, mais l'ANC en recommande l'établissement. Mais en pratique, un tableau annuel ne suffit pas pour piloter votre trésorerie. Un suivi mensuel vous permet de repérer les tensions rapidement et d'ajuster vos décisions avant qu'un problème de liquidité ne s'installe. Si votre activité est saisonnière ou si vos marges sont faibles, un suivi hebdomadaire peut même s'avérer utile.

Un flux d'exploitation négatif indique que votre activité courante consomme plus de cash qu'elle n'en génère. Ce n'est pas forcément un signal d'alarme : une entreprise en forte croissance peut afficher un flux négatif temporaire en raison de stocks importants ou de créances clients en hausse. En revanche, si ce flux reste négatif sur plusieurs trimestres consécutifs, cela peut révéler un problème structurel de rentabilité ou de gestion du besoin en fonds de roulement. Dans ce cas, une analyse détaillée de vos postes d'exploitation s'impose.

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